Le parti Pastef, majoritaire à l’Assemblée nationale, a lancé une proposition de loi pour modifier le code électoral.
L’objectif principal : revoir certaines règles qui peuvent empêcher un candidat de se présenter à la présidentielle.
Cette initiative a été portée par Ayib Daffé, avec plusieurs autres députés du parti.
Ce que la réforme veut changer
Les modifications concernent surtout les articles L29 et L30 du code électoral.
Avant (ancienne loi)
- Certaines condamnations pouvaient bloquer une candidature, notamment :
- Diffamation
- Infractions liées à la presse
Après (réforme proposée)
- Ces infractions ne seraient plus éliminatoires
- Exception importante :
Les personnes condamnées pour crime resteraient inéligibles
Le cas central : Ousmane Sonko
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Cette réforme est directement liée à la situation de Ousmane Sonko.
- Il a été condamné pour diffamation dans l’affaire Mame Mbaye Niang
- Peine : 6 mois avec sursis
- Malgré une amnistie en 2024, le débat persiste sur :
👉 l’impact de cette condamnation sur son éligibilité en 2029
Deux camps s’opposent :
- Ses partisans : il est totalement éligible
- Certains juristes et opposants : son casier pourrait poser problème
La réforme viserait donc à lever toute ambiguïté juridique
Un contexte politique particulier
Cette initiative intervient dans une situation de cohabitation politique entre :
- Bassirou Diomaye Faye
- et son Premier ministre Ousmane Sonko
Le président avait annoncé des réformes électorales…
mais aucune n’a encore été présentée officiellement.
Les députés de Pastef prennent les devants avec leur propre proposition.
