Une nouvelle direction pour les médecins privés
Le Dr El Hadji Malick Niang a été élu président du Syndicat des médecins du secteur privé lors d’une assemblée générale organisée ce samedi à Dakar. Il succède au Dr Abdou Kane Diop avec la volonté affichée de renforcer la cohésion des praticiens privés autour des grands enjeux du secteur de la santé.
L’unité des médecins comme priorité
Dès sa prise de fonction, le nouveau président a insisté sur la nécessité de fédérer les médecins privés afin de mieux défendre leurs intérêts.
« L’une de nos premières priorités est d’unir les médecins privés pour faire face aux défis liés à la tarification, à la reconnaissance de notre profession et au développement de nos activités », a-t-il déclaré.
Selon lui, une mobilisation collective est indispensable pour faire avancer les revendications du secteur.
La lutte contre l’exercice illégal de la médecine
Le syndicat entend également intensifier la lutte contre l’exercice illégal de la médecine. Pour y parvenir, il prévoit de collaborer étroitement avec le ministère de la Santé et l’Ordre des médecins.
Le Dr Niang estime toutefois que l’unité des professionnels du privé demeure essentielle pour combattre efficacement ce phénomène.
La question sensible de la fiscalité
Le nouveau bureau souhaite ouvrir des discussions avec les autorités sur la fiscalité appliquée aux cliniques privées.
« La fiscalité s’applique à toutes les entreprises, mais un cadre de concertation est nécessaire pour prendre en compte les spécificités du secteur de la santé », a souligné le nouveau président.
Les retards de remboursement au cœur des préoccupations
Autre dossier jugé prioritaire : les créances liées au tiers payant. Plusieurs structures privées font face à des retards de remboursement de la part des assurances et des Institutions de prévoyance maladie (IPM).
Pour le Dr Niang, cette situation représente « un véritable goulot d’étranglement » pour les établissements de santé privés.
Améliorer l’accès aux soins
Le syndicat souhaite également encourager l’implantation de structures privées dans les zones où l’offre sanitaire reste insuffisante, afin d’améliorer l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
La digitalisation et la réforme des tarifs médicaux
La digitalisation du secteur de la santé figure aussi parmi les priorités du nouveau bureau, qui y voit un moyen d’améliorer l’efficacité des services médicaux.
Enfin, le Dr El Hadji Malick Niang a plaidé pour une révision des tarifs des actes médicaux et de la nomenclature en vigueur, restés inchangés depuis près de 25 ans. Une réforme qu’il juge nécessaire pour adapter le secteur aux réalités économiques actuelles.
