Les États-Unis ont annoncé, jeudi, des sanctions économiques contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, qu’ils accusent de contribuer à l’instabilité dans l’est du pays en soutenant le groupe armé M23.

L’ancien chef d’État congolais, qui a dirigé la RDC entre 2001 et 2019, figure désormais sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’organisme américain chargé des sanctions financières.

Dans un communiqué, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que le président Donald Trump « œuvre en faveur de la paix en République démocratique du Congo » et que « ceux qui continuent de semer l’instabilité devront rendre des comptes ».

Washington accuse Joseph Kabila de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC » en apportant un soutien au mouvement armé M23 ainsi qu’à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), présentée comme sa branche politique.

Le porte-parole du département d’État américain, Thomas Pigott, affirme que « grâce au soutien financier et politique de M. Kabila, ces groupes sont les principaux vecteurs de violence et d’instabilité dans la région ».

Un contexte régional explosif

En septembre dernier, la justice de la République démocratique du Congo a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace pour « complicité » avec le M23, groupe rebelle soutenu par le Rwanda et opposé au président Félix Tshisekedi.

Quelques semaines plus tard, Rwanda et la République démocratique du Congo ont signé à Washington un accord de paix sous médiation américaine. Cet accord prévoit également un partenariat économique autour des minerais stratégiques présents dans le sous-sol congolais.

Gel des avoirs et interdictions commerciales

Les sanctions américaines entraînent le gel des éventuels avoirs détenus par Joseph Kabila aux États-Unis. Elles interdisent aussi aux entreprises et citoyens américains d’effectuer des transactions avec lui.

Ces mesures interviennent alors que Washington a déjà sanctionné récemment des responsables de l’armée du Rwanda en raison de leurs liens présumés avec le M23, suscitant de vives réactions à Kigali.

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