La séance consacrée à la réinstallation d’Ousmane Sonko et à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale se déroule finalement sans les députés non inscrits ainsi que ceux du groupe parlementaire Takku Wallu.

Takku Wallu dénonce un « hold-up parlementaire »

La présidente du groupe, Aissata Tall Sall, et ses collègues ont décidé de boycotter les travaux parlementaires de ce mardi.

Selon eux, la procédure engagée autour du retour d’Ousmane Sonko et de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale constituerait un « hold-up parlementaire », jugé contraire au règlement intérieur de l’institution.

Les députés de l’opposition critiquent notamment la rapidité avec laquelle la session extraordinaire a été convoquée et organisée.

Une déclaration attendue de l’opposition

Le groupe Takku Wallu a annoncé la publication prochaine d’une déclaration officielle afin d’exposer plus en détail les raisons juridiques et politiques de son retrait des débats.

En attendant, le scrutin se poursuit dans un hémicycle largement dominé par les députés de PASTEF.

Une majorité écrasante de Pastef

Avec 130 députés votants, seule la majorité présidentielle participe actuellement au vote destiné à désigner le nouveau président de l’Assemblée nationale.

À l’appel nominatif effectué par la première secrétaire élue, les parlementaires défilent un à un pour déposer leur enveloppe dans l’urne sous la supervision du bureau de séance.

Un climat politique sous tension

Cette élection intervient dans un contexte politique particulièrement tendu et met en évidence les profondes divergences entre la majorité parlementaire dirigée par PASTEF et une opposition qui accuse le pouvoir de vouloir exercer un contrôle total sur l’institution parlementaire.

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