Hospitalisée au pavillon spécial, Tabaski Ngom continue de susciter l’inquiétude de ses proches. Les habitants de la commune de Ndiob, dans la région de Fatick, demandent une nouvelle fois sa libération provisoire afin qu’elle puisse poursuivre ses soins hors du milieu carcéral. Ils dénoncent également la lenteur de la procédure judiciaire.

Les populations de Ndiob relancent leur appel

Les habitants de la commune de Ndiob sont de nouveau montés au créneau pour réclamer la libération provisoire de Tabaski Ngom.

Selon ses proches, la détenue, actuellement hospitalisée au pavillon spécial, souffre d’un état de santé préoccupant qui nécessite une prise en charge en dehors du milieu carcéral.

« Elle est actuellement très malade. Nous demandons encore une fois sa libération afin qu’elle puisse se soigner », a déclaré Modou Sène, un proche de la détenue.

Les soutiens dénoncent la lenteur de la procédure

Modou Sène s’interroge également sur la durée de la détention de Tabaski Ngom.

Selon lui, son dossier ne connaît plus d’évolution significative.

« Son dossier semble avoir été mis aux oubliettes. Plus personne n’en parle, alors que son protagoniste dans cette affaire, Moustapha Diop, bénéficie aujourd’hui de la liberté », a-t-il regretté.

Toujours selon ses soutiens, Tabaski Ngom est détenue depuis près d’un an, une situation qu’ils jugent préoccupante au regard de son état de santé.

Un appel adressé aux autorités

Face à cette situation, les populations de Ndiob appellent le président de la République, le ministre de la Justice et le procureur de la République à examiner favorablement leur demande de libération provisoire pour raisons médicales.

Elles estiment qu’une telle mesure permettrait à Tabaski Ngom de bénéficier de soins adaptés en attendant la poursuite de la procédure judiciaire.

Une affaire de présumé détournement de fonds publics

Pour rappel, la justice a placé Tabaski Ngom sous mandat de dépôt dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de deniers publics estimé à près de 700 millions de francs CFA. L’instruction de cette affaire est toujours en cours.

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