Plusieurs organisations de la Société civile sénégalaise se sont réunies à Dakar pour dénoncer la dégradation des droits humains dans plusieurs pays africains.
Parmi elles figurent Forum civil, RADDHO et Amnesty International Sénégal.
Ces organisations alertent particulièrement sur les situations au Tchad et en Guinée-Bissau.
Le Tchad accusé de dérive autoritaire
Lors d’une conférence de presse, Mamadou Mignane Diouf a dénoncé une « dictature rampante » au Tchad.
Selon lui, plusieurs opposants politiques et militants de la Société civile seraient victimes d’enlèvements, de disparitions forcées ou d’assassinats.
Il affirme également que de nombreux acteurs politiques tchadiens ont été contraints à l’exil.
Le cas de Succès Masra évoqué
Le collectif a notamment cité la situation de Succès Masra, figure majeure de l’opposition tchadienne.
Selon les organisations présentes, l’ancien Premier ministre aurait été ciblé après avoir accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.
Les ONG évoquent une détention difficile et un état de santé préoccupant.
Un appel à suspendre certains financements
Le collectif appelle les partenaires internationaux et les bailleurs à suspendre leurs financements envers les régimes accusés de répression.
Les organisations estiment que ces ressources contribuent indirectement au maintien de politiques autoritaires.
La Guinée-Bissau également pointée du doigt
La situation en Guinée-Bissau a aussi été au cœur des discussions.
Un responsable du PAIGC a accusé le président Umaro Sissoco Embaló d’avoir orchestré un « coup d’État institutionnel ».
Selon lui, plusieurs dirigeants du parti seraient arrêtés ou placés sous surveillance.
Une campagne internationale annoncée
Forum civil, RADDHO, Afrikajom Center, Amnesty International Sénégal et Ligue sénégalaise des droits de l’Homme annoncent une campagne de plaidoyer internationale.
Le collectif prévoit aussi la publication d’une « Déclaration de Dakar sur la démocratie en Afrique occidentale ».
Les putschs militaires critiqués
Le responsable du PAIGC a enfin dénoncé la multiplication des coups d’État militaires sur le continent africain.
Selon lui, les armées doivent se concentrer sur la défense des territoires plutôt que sur la gestion du pouvoir politique.
