Le président guinéen, le général d’Armée Mamadi Doumbouya, a annoncé vendredi une mesure majeure pour le secteur minier : la Guinée interdit désormais l’exportation de l’or brut et impose son raffinage sur le territoire national.

L’État impose le raffinage local de l’or

Lors d’une réunion avec les sociétés minières opérant en Guinée, Mamadi Doumbouya a clairement exposé sa décision :

« À partir de maintenant, tous les producteurs miniers devront raffiner à Conakry l’or extrait des mines guinéennes avant de l’exporter. Nous interdisons formellement et définitivement l’exportation de l’or brut. »

Par cette mesure, le gouvernement entend augmenter la valeur ajoutée créée dans le pays et renforcer les retombées économiques du secteur aurifère.

Le gouvernement menace les contrevenants de sanctions

Le chef de l’État a également averti les opérateurs miniers qui ne respecteraient pas cette nouvelle orientation.

« Les contrevenants répondront de leurs actes devant la justice guinéenne. Il n’y aura ni exception, ni négociation, ni retour en arrière. »

Les autorités pourront aussi suspendre les agréments des entreprises concernées et remettre en cause leurs conventions minières.

La Guinée s’appuie sur une nouvelle raffinerie

Pour appliquer cette réforme, le pays compte sur la Nimba Gold Refinery, une raffinerie moderne dont l’ouverture est prévue dans les prochains jours.

Selon Mamadi Doumbouya, cette infrastructure ouvre une nouvelle étape dans le développement économique de la Guinée.

Le pays veut transformer ses ressources sur place

Le président guinéen souhaite mettre fin à l’exportation de matières premières non transformées.

« La Guinée ne se contentera plus d’être un simple fournisseur de matières premières destinées aux usines du reste du monde. »

À travers cette politique, le gouvernement veut favoriser l’industrialisation du pays et créer davantage de richesses sur le territoire national.

Mamadi Doumbouya rassure les investisseurs étrangers

Le président a toutefois adressé un message rassurant aux partenaires internationaux.

« Je ne suis pas contre l’investissement étranger. La Guinée a besoin de partenaires sérieux, engagés et respectueux de ses intérêts stratégiques. »

Il a cité plusieurs projets en cours, notamment à Simandou, Boffa et Boké, pour illustrer la transformation économique du pays. Selon lui, ce changement doit avant tout bénéficier aux Guinéens.

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