L’Assemblée nationale du Sénégal examine, ce lundi 29 juin 2026, la proposition de loi n°17/2026 portant révision d’une trentaine d’articles de la Constitution. Portée par le groupe parlementaire Pastef, majoritaire à l’hémicycle, cette réforme suscite une vive controverse et divise la classe politique, la société civile ainsi qu’une partie du pouvoir.
Un important dispositif de sécurité autour de l’hémicycle
À l’approche de la séance plénière, un important dispositif sécuritaire a été déployé autour de l’Assemblée nationale. Les principales voies d’accès ont été barricadées et d’importants effectifs de la Police et de la Gendarmerie ont été mobilisés afin de prévenir tout incident.
Selon les informations recueillies sur place, seuls les députés, les journalistes accrédités, le personnel de l’institution et les invités officiellement autorisés peuvent accéder à l’hémicycle.
Une réforme vivement contestée
La proposition de révision constitutionnelle, initiée par les députés de Pastef, fait l’objet de nombreuses critiques. L’opposition, plusieurs organisations de la société civile ainsi que des proches du président Bassirou Diomaye Faye demandent le retrait du texte ou, à défaut, l’ouverture d’une large concertation nationale avant toute adoption.
Les détracteurs de la réforme estiment qu’une modification aussi importante de la Constitution ne devrait pas être adoptée sans un consensus national.
Des positions irréconciliables
Dans la soirée du dimanche 28 juin, les différents camps ont multiplié les conférences de presse. Les opposants au projet ont renouvelé leur appel au retrait immédiat de la réforme, tandis que Pastef a défendu la légitimité de son initiative et sa volonté de faire évoluer les institutions.
Selon les promoteurs du texte, cette proposition reprend un avant-projet élaboré par la présidence de la République et présenté en avril dernier, auquel le parti majoritaire avait été associé.
Une journée sous haute tension
Alors que plusieurs appels à des rassemblements, marches et sit-in ont été lancés par les opposants à la réforme, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité autour du Parlement.
La séance de ce lundi est considérée comme l’une des plus importantes de l’année, tant les enjeux institutionnels et politiques de cette révision constitutionnelle sont majeurs.
