Selon le journaliste Madiambal Diagne, Ousmane Sonko n’aurait pas renoncé à retrouver le poste de Premier ministre, malgré son élection à la présidence de l’Assemblée nationale. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il soutient que le leader de Pastef poursuivrait une stratégie politique visant à reprendre la tête du gouvernement.
Un retour à la Primature présenté comme un objectif
Malgré son accession rapide à la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko viserait toujours la Primature, selon Madiambal Diagne. Dans un entretien publié ce samedi par L’Observateur, le journaliste affirme que le président de Pastef chercherait à retrouver le poste de Premier ministre, dont il a été récemment écarté.
D’après lui, cette démarche s’inscrirait dans une stratégie politique bien définie. Il soutient ainsi qu’Ousmane Sonko « compte revenir à la Primature en exigeant de faire nommer le Premier ministre par la majorité parlementaire ».
Une stratégie dénoncée par Madiambal Diagne
Poursuivant son analyse, Madiambal Diagne estime que cette initiative permettrait au leader de Pastef de reprendre la direction du gouvernement. « Il s’auto-proclamera PM afin de pouvoir imposer ses choix et ses désidératas au président de la République. C’est son schéma, c’est le putsch institutionnel qu’il est en train de mettre en œuvre », déclare-t-il.
À travers ces propos, le journaliste accuse Ousmane Sonko de vouloir modifier l’équilibre institutionnel au profit de la majorité parlementaire.
La présidence de l’Assemblée au cœur de son analyse
Par ailleurs, Madiambal Diagne considère que la rapidité avec laquelle Ousmane Sonko a rejoint l’Assemblée nationale après son limogeage de la Primature constitue un élément révélateur.
« La précipitation avec laquelle il a tenu, après son limogeage du poste de PM, à aller à l’Assemblée nationale devrait interroger. Cette préoccupation était plus que suspecte », affirme-t-il.
Enfin, le journaliste va plus loin en estimant que cette démarche répondrait à une stratégie visant à remettre en cause l’autorité du chef de l’État. « C’était une stratégie de vouloir renverser le président Bassirou Diomaye Faye, et Ousmane Sonko n’en démord pas », conclut-il.

