À travers cet hommage, Serigne Mame Oumar Ndiaye revient sur le parcours d’Idrissa Ba, qu’il décrit comme un homme profondément attaché aux valeurs de l’Islam, à l’unité de la famille de Maodo et au service de la communauté. Selon l’auteur, son engagement discret et sa générosité témoignent d’une personnalité dont la valeur dépassait largement les apparences.

Un artisan de l’unité autour de Maodo

Chaque année, à Pikine, Idrissa Ba organisait un Gamou réunissant l’ensemble de la famille de Maodo, sans distinction de branche ni de sensibilité. À travers cette initiative, il traduisait sa conviction que l’amour du Prophète Muhammad (PSL) et l’héritage de Seydi El Hadji Malick Sy devaient toujours rassembler plutôt que diviser.

Par cette démarche, il faisait de l’unité un principe fondamental de son engagement religieux et communautaire.

Une générosité reconnue par les autorités religieuses

Au-delà de son engagement spirituel, Idrissa Ba se distinguait également par ses actions sociales. À chaque fête de Tabaski, il offrait de grands béliers à plusieurs autorités de la famille Sy.

L’une des anecdotes les plus marquantes reste celle impliquant Serigne Mansour Sy Borom Daara Ji. Alors qu’il s’apprêtait à accomplir le sacrifice de la Tabaski, ce dernier demanda qu’on lui apporte le mouton offert par Idrissa Ba, affirmant pouvoir témoigner du caractère parfaitement licite de ce présent.

Cet épisode demeure, selon l’auteur, une illustration de la confiance et de l’estime dont bénéficiait Idrissa Ba auprès des guides religieux.

Une considération spirituelle particulière

L’auteur rapporte également un récit largement connu au sein de la communauté tidiane. Quelques mois après le rappel à Dieu d’El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh, celui-ci serait apparu en rêve à son fils, Serigne Maodo Sy Dabakh.

Au cours de cette vision, il lui aurait recommandé d’inviter les fidèles à porter davantage de considération à Idrissa Ba et à cesser de le malmener, affirmant qu’Allah l’avait gratifié de dons exceptionnels que beaucoup ne possédaient pas.

Une dernière préoccupation : la Grande Mosquée de Tivaouane

Jusqu’à la fin de sa vie, Idrissa Ba est resté profondément préoccupé par l’ouverture de la Grande Mosquée de Tivaouane. Il multipliait les prières et soutenait toutes les initiatives susceptibles d’accélérer son ouverture.

Dans le même esprit, il invoquait constamment Allah pour accorder santé et longévité au Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour.

Le souvenir d’un homme de foi et de service

Avec le rappel à Dieu d’Idrissa Ba, la Hadara perd, selon l’auteur, un serviteur humble, fidèle et profondément attaché à l’unité, au service et à l’amour de Maodo.

À travers cet hommage, Serigne Mame Oumar Ndiaye invite à retenir une leçon essentielle : la véritable valeur d’un homme ne se mesure ni à son apparence ni à sa discrétion, mais à la sincérité de son cœur, à la noblesse de ses actes et à la constance de son engagement au service de sa communauté.

L’auteur conclut par une prière, demandant à Allah (SWT), dans Son infinie miséricorde, de pardonner à Idrissa Ba, d’illuminer sa tombe, d’élargir sa demeure, d’accepter toutes ses œuvres au service de l’Islam et de la Hadara, et de l’accueillir au plus haut degré du Paradis, Al-Firdaws.

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