L’enquête sur le réseau de tricherie au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) à Bambey connaît un nouveau rebondissement. Après avoir échappé aux forces de l’ordre, les sept candidats recherchés se sont finalement rendus volontairement au commissariat. Dans le même temps, les policiers ont interpellé un dix-neuvième suspect, surpris en pleine fraude.
Les sept fugitifs se rendent volontairement
L’enquête sur le réseau de tricherie démantelé lors des épreuves du BFEM à Bambey a franchi une nouvelle étape. Vingt-quatre heures après leur fuite, les sept candidats recherchés se sont présentés d’eux-mêmes au commissariat de police de Bambey.
Selon L’Observateur, les jeunes mis en cause ont franchi, mercredi, les portes du commissariat « un à un, volontairement, la tête basse ». Cette reddition a pris de court les enquêteurs, qui s’apprêtaient à lancer une vaste opération de recherche dans toute la commune.
Un réseau de fraude découvert dès le premier jour des épreuves
L’affaire a éclaté mardi, au premier jour des examens. Les surveillants ont surpris dix-huit candidats, dont quatre filles, en train de recevoir les réponses aux épreuves via l’application WhatsApp au centre d’examen du CEM Bambey 2.
Les policiers ont immédiatement interpellé onze d’entre eux, tandis que les sept autres avaient réussi à prendre la fuite avant de se rendre le lendemain.
Un 19e candidat arrêté au CEM Bambey 3
Par ailleurs, les enquêteurs ont élargi leurs investigations avec l’arrestation d’un dix-neuvième candidat. Identifié comme El S. Diack, ce dernier composait au CEM Bambey 3.
D’après L’Observateur, un surveillant l’a surpris avec un smartphone dissimulé entre les jambes. Comme les autres suspects, il recevait les réponses aux sujets via WhatsApp. Découvert, le candidat a été isolé dans le bureau du président du jury avant d’être remis aux policiers.
Le quotidien rapporte qu’il a fondu en larmes après son interpellation.
Un déferrement annoncé au parquet de Diourbel
Avec cette dernière arrestation, le nombre de personnes mises en cause s’élève désormais à dix-neuf. Selon L’Observateur, les suspects devraient être déférés au parquet de Diourbel dans les prochaines heures afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.

