Les tensions connaissent une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Une frappe israélienne menée samedi 15 août dans le sud du Liban a fait au moins neuf morts, selon un média d’État libanais. Il s’agit du bilan le plus lourd depuis la trêve conclue en juin avec le Hezbollah. Le mouvement pro-iranien menace désormais d’une « riposte appropriée » et appelle Beyrouth à mettre fin aux négociations avec Israël.
Une frappe meurtrière dans le sud du Liban
Une frappe israélienne a visé samedi 15 août la périphérie du village d’Ansar, dans le sud du Liban. Selon les informations rapportées par un média d’État libanais, l’attaque a tué au moins neuf personnes. Ce bilan constitue le plus lourd enregistré depuis l’entrée en vigueur de la trêve conclue en juin entre Israël et le Hezbollah. Cette nouvelle frappe fait craindre une aggravation des tensions le long de la frontière entre les deux pays.
Le Hezbollah menace d’une riposte
Après l’attaque, le Hezbollah a exhorté les autorités libanaises à mettre fin aux négociations avec Israël, entamées en avril, qu’il juge « humiliantes ». Le mouvement pro-iranien a également menacé de lancer une « riposte appropriée » pour, selon lui, défendre le Liban. Cette déclaration fait planer la menace d’une nouvelle confrontation armée, alors que la trêve avait permis de réduire temporairement les affrontements.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Parallèlement, les tensions s’intensifient autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.Vendredi 14 août, le président américain Donald Trump a déclaré qu’après avoir vaincu l’Iran, il entendait déclarer le détroit d’Ormuz « territoire des États-Unis ».
Téhéran a rapidement rejeté cette déclaration. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que le détroit « est et restera iranien », tandis qu’un ministre iranien a estimé qu’un détroit stratégique ne pouvait pas être conquis par un simple message publié sur les réseaux sociaux.
Les navires liés à l’ADNOC également visés
La crise concerne également le trafic maritime dans le détroit. Les Émirats arabes unis ont dénoncé, jeudi 13 août, une attaque iranienne contre deux navires liés à la compagnie pétrolière publique Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC).
Abou Dhabi a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens d’avoir commis des « actes de piraterie » contre ces navires qui traversaient le détroit d’Ormuz. Une nouvelle attaque visant l’un des pétroliers de la compagnie a par ailleurs été signalée vendredi 14 août.
Entre les frappes israéliennes au Liban, les menaces du Hezbollah et les tensions autour du détroit d’Ormuz, plusieurs fronts restent donc sous haute tension au Moyen-Orient.
