Les lycéens français prévoient une nouvelle manifestation mardi 13 octobre pour marquer le cinquième acte de leur mobilisation, lancée à la mi-septembre. Ils réclament de meilleures conditions d’apprentissage, la rénovation des établissements et la suppression de Parcoursup, dont les critères de sélection sont vivement contestés.

L’orientation post-bac au cœur des inquiétudes

Pour de nombreux lycéens et leurs familles, l’orientation après le baccalauréat reste une source de stress. Maytel, élève en première qui souhaite devenir orthophoniste, craint de ne pas obtenir la formation désirée en raison de sa sélectivité. Sa mère déplore également le manque d’informations sur les possibilités d’études supérieures.

Les organisations lycéennes dénoncent un système qu’elles jugent opaque et injuste. Elles critiquent notamment le rôle des algorithmes et estiment que les résultats scolaires ne reflètent pas toujours les aptitudes et les aspirations des candidats.

Le gouvernement sous pression

Face à la contestation, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé dimanche 11 octobre que le gouvernement déposerait des amendements au budget 2027 pour reprendre certaines propositions issues de la consultation des lycéens. Il a également promis un examen des contributions à l’échelle des académies et des établissements.

Ces annonces n’ont pas suffi à convaincre les organisations lycéennes, qui réclament des mesures concrètes. Le même jour, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé sa promesse de supprimer Parcoursup lors d’un meeting à Clermont-Ferrand.

La manifestation prévue mardi doit ainsi permettre aux lycéens de maintenir la pression sur l’exécutif, notamment sur les conditions d’études et l’accès à l’enseignement supérieur.

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