Les autorités polonaises ont annoncé, dimanche 11 octobre, l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir menacé le Premier ministre Donald Tusk et le ministre de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz. Les services de sécurité prennent l’affaire très au sérieux, après avoir reçu un courriel contenant des informations sur les déplacements des deux responsables.

Un courriel à l’origine de l’alerte

L’affaire a débuté par un message électronique adressé aux services de protection de l’État polonais. Selon des sources informelles, le courriel mentionnait les adresses où le Premier ministre et son ministre de la Défense étaient susceptibles de séjourner, ainsi que leurs itinéraires pour les jours suivants.

Face à ces informations, les services de sécurité ont rapidement évalué la crédibilité de la menace. Le chef des services secrets, Jacek Dobrzynski, a souligné la gravité du dossier, malgré le grand nombre de signalements reçus quotidiennement.

« Or, ici, l’affaire est très grave et solidement étayée par nos agents », a-t-il déclaré, insistant sur le sérieux des éléments recueillis.

Donald Tusk annonce l’arrestation d’un suspect

Dans un premier temps, les autorités ont peu communiqué sur la nature de la menace et l’identité de ses auteurs présumés. Le quotidien Gazeta Wyborcza a toutefois rapporté, en citant une source proche du Premier ministre, que la menace pourrait provenir de milieux d’extrême droite. Selon cette même source, les auteurs présumés seraient polonais.

En fin de journée, Donald Tusk a annoncé sur le réseau social X l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir menacé de commettre une attaque. Le chef du gouvernement a également remercié la police pour son « intervention rapide et décisive ».

Avant cette annonce, Jacek Dobrzynski avait alerté sur la multiplication des menaces au fil des mois et des années, soulignant les préoccupations croissantes des services de sécurité.

Une éventuelle piste russe non confirmée

À ce stade, les autorités polonaises n’ont officiellement ni confirmé ni écarté l’hypothèse d’une possible ingérence russe. L’enquête devra notamment permettre de préciser la nature des menaces, les intentions du suspect et les éventuelles motivations derrière les faits signalés.

Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’a été officiellement communiquée sur l’identité de l’homme arrêté ou sur les suites judiciaires de l’affaire.

Laisser un commentaire