Selon le quotidien L’Observateur, Mame Diarra Thiam, alias « Diodio Glow Skin », aurait reconnu, lors de son interrogatoire à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), avoir financé une opération de dénigrement en ligne. Toutefois, lors de sa confrontation avec Rokhaya Fall, dite « Rox la Chancelière », elle serait revenue sur ses déclarations. Les enquêteurs s’appuieraient notamment sur des éléments numériques pour éclaircir les circonstances du transfert de 7 millions de francs CFA.

Des aveux présumés suivis d’un revirement

L’enquête sur l’affaire « Diodio Glow » connaît de nouveaux développements. D’après L’Observateur, Mame Diarra Thiam aurait reconnu, jeudi, devant les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), avoir financé une opération visant à dénigrer et à harceler ses détracteurs sur les réseaux sociaux.

Selon le journal, la cheffe d’entreprise aurait cédé face aux éléments technologiques présentés par les enquêteurs. Elle leur aurait également communiqué la liste des personnes ciblées ainsi que les noms des influenceurs qui auraient reçu une rémunération pour participer à cette campagne présumée.

Cependant, lors de sa confrontation avec Rokhaya Fall, alias « Rox la Chancelière », le vendredi suivant, Mame Diarra Thiam serait revenue sur ses premières déclarations. Les deux femmes mises en cause soutiendraient désormais que les 7 millions de francs CFA transférés correspondaient à des dons destinés à financer des œuvres sociales, notamment la lutte contre le cancer.

Un enregistrement audio au cœur de l’enquête

Toutefois, cette nouvelle version se heurterait à des éléments numériques que les enquêteurs auraient extraits du cloud. Parmi ces éléments figure un enregistrement audio confidentiel entre Rox la Chancelière et l’influenceur Adamo.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les deux interlocuteurs n’évoqueraient aucune œuvre caritative dans cette note vocale. Ils discuteraient plutôt des fonds versés par Diodio Glow et conviendraient des modalités de répartition des 7 millions de francs CFA.

Cet enregistrement pourrait ainsi jouer un rôle important dans la suite des investigations, alors que les enquêteurs cherchent à déterminer la destination exacte des fonds et les responsabilités de chaque protagoniste.

Retour sur l’origine du conflit

Pour comprendre les origines de cette affaire, L’Observateur remonte à avril 2026. À cette période, les autorités avaient arrêté sept employés de Diodio Glow Skin dans le cadre d’une enquête sur un vol présumé de produits cosmétiques.

À la suite de ces arrestations, la cheffe d’entreprise et ses relais avaient largement relayé l’affaire sur les réseaux sociaux, évoquant un préjudice supérieur à 200 millions de francs CFA. Cependant, les premières investigations policières auraient établi que ce montant avait été largement surestimé.

Cette controverse avait provoqué de vives réactions, notamment celle de la créatrice de contenus Tata Nafi Cannes. Lors d’un direct sur TikTok, cette dernière s’en était vivement prise à Diodio Glow Skin.

Selon l’accusation, la cheffe d’entreprise aurait alors choisi de ne pas répondre publiquement à ses détracteurs. Elle aurait plutôt sollicité, par l’intermédiaire de Rox la Chancelière et d’Adamo, un réseau d’influenceurs chargé de mener une campagne de dénigrement en ligne. La somme de 7 millions de francs CFA aurait servi à financer cette opération présumée.

Une garde à vue prolongée, un possible déferrement lundi

Par ailleurs, les enquêteurs poursuivent leurs investigations. Ils ont prolongé la garde à vue de Diodio Glow Skin et de Rox la Chancelière en raison de la complexité du dossier.

Les investigations portent notamment sur plusieurs mouvements de fonds impliquant des comptes bancaires situés à l’étranger. Les enquêteurs doivent également procéder à des auditions complémentaires afin de préciser le rôle des différentes personnes citées dans l’affaire.

Si les autorités ne prolongent pas une nouvelle fois leur garde à vue, les deux femmes pourraient être déférées lundi devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.

Enfin, L’Observateur évoque la possibilité que le procureur ouvre une information judiciaire. Une telle procédure permettrait d’approfondir les investigations sur les faits présumés, les flux financiers et les responsabilités éventuelles des personnes mises en cause.

À ce stade, les faits rapportés restent soumis aux conclusions de l’enquête et aux décisions de l’autorité judiciaire.

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