Le parquet réclame des vérifications supplémentaires

La procureure demande plus de temps pour vérifier l’adresse de Kemi Seba en Afrique du Sud ainsi que l’authenticité de son passeport diplomatique nigérien. Malgré les objections de la défense, qui affirme détenir des preuves, dont un document officiel de l’ambassade du Niger, le tribunal décide de reporter l’audience.

Un coaccusé lié à l’extrême droite identifié

Les autorités confirment la présence de François Van de Merwe aux côtés de Kemi Seba et de son fils sur le banc des accusés. Elles accusent ce dernier, présenté comme un suprémaciste blanc et membre d’un groupuscule identitaire afrikaner, d’avoir aidé l’activiste à organiser un départ illégal vers le Zimbabwe.

Une demande d’asile pour rester en Afrique du Sud

L’avocat de Kemi Seba engage une procédure pour obtenir le statut de réfugié politique. Cette démarche vise à permettre à son client de rester légalement sur le territoire sud-africain, alors que les autorités poursuivent leurs investigations pour immigration illégale, motif initial de son arrestation.

L’extradition encore absente des débats

Un représentant de l’ambassade du Bénin assiste à l’audience, qui dure moins de trente minutes. Les juges n’abordent pas encore la question d’une éventuelle extradition, et ils ne mentionnent pas non plus le mandat d’arrêt international émis par Cotonou.

Le Bénin active la procédure judiciaire

À Cotonou, le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) confirme que Kemi Seba fait l’objet de deux mandats d’arrêt. Il poursuit l’activiste pour blanchiment, apologie de crimes et incitation à la haine et à la violence.

Le magistrat annonce également avoir saisi les autorités judiciaires sud-africaines pour obtenir une arrestation provisoire. Cette mesure doit faciliter une future demande d’extradition vers le Bénin.

Un dossier lié à une tentative de coup d’État

Les autorités béninoises recherchent activement Kemi Seba pour son soutien présumé à une tentative de coup d’État survenue en décembre dernier. Elles ont émis un mandat d’arrêt international dans ce cadre, renforçant les enjeux diplomatiques et judiciaires de l’affaire.

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