Le Pakistan a confirmé avoir mené de nouveaux bombardements le long de sa frontière avec l’Afghanistan, qualifiés de plus meurtriers depuis plusieurs semaines. Islamabad affirme avoir ciblé des groupes armés liés aux talibans pakistanais à travers des frappes « précises et calibrées ».

Des victimes civiles signalées par Kaboul

Selon le gouvernement taliban, ces frappes, survenues mercredi 10 juin, ont fait une vingtaine de morts, dont onze enfants. Les attaques ont touché des habitations civiles situées dans trois provinces afghanes frontalières du Pakistan.

Kaboul dénonce des frappes ayant touché des zones habitées, mettant en cause la responsabilité directe d’Islamabad dans la mort de civils.

Islamabad invoque des représailles contre des attaques armées

De son côté, le Pakistan justifie ces bombardements par les « récents incidents terroristes » sur son territoire. Samedi, un poste de sécurité dans le nord-ouest du pays, près de la frontière afghane, a été attaqué. L’assaut et les échanges de tirs qui ont suivi ont coûté la vie à six policiers pakistanais.

Islamabad affirme cibler des groupes armés responsables d’attaques meurtrières opérant depuis le territoire afghan.

Une escalade des tensions entre les deux pays

Après plusieurs semaines d’accalmie relative, ces nouvelles frappes marquent une intensification des tensions entre les deux voisins, engagés dans un cycle de violences depuis février.

Le Pakistan accuse l’Afghanistan d’abriter des groupes armés responsables d’attaques sur son sol, une accusation que Kaboul rejette fermement.

Les civils, principales victimes du conflit

Dans ce contexte, les populations civiles restent les premières touchées. Selon un rapport des Nations unies, au moins 372 civils afghans ont été tués entre le 1er janvier et le 31 mars lors de bombardements attribués au Pakistan, illustrant la gravité de l’escalade en cours.

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