Les manifestations se multiplient

Les violences contre les migrants se poursuivent en Afrique du Sud, alors que le président Cyril Ramaphosa se trouve à Paris pour rencontrer son homologue français, Emmanuel Macron.

Jeudi 9 juillet, plusieurs centaines de personnes ont de nouveau manifesté à Durban, Johannesburg et dans d’autres grandes villes. À l’appel du mouvement March and March, les organisateurs prévoient désormais des rassemblements chaque jeudi jusqu’aux élections municipales de novembre 2026.

Les migrants restent la cible d’attaques

Des manifestants ont mené des attaques ciblées contre des commerces appartenant à des étrangers. Ils ont également intimidé et expulsé des personnes soupçonnées d’être en situation irrégulière, parfois sous le regard des forces de l’ordre.

Les organisateurs veulent maintenir la pression sur le gouvernement de Cyril Ramaphosa jusqu’au scrutin municipal.

Une campagne soutenue par une partie de l’opposition

Le mouvement March and March se présente comme une organisation citoyenne. Toutefois, il bénéficie notamment du soutien du parti Umkhonto we Sizwe (MK), dirigé par l’ancien président Jacob Zuma.

Cette formation politique fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un de ses principaux thèmes de campagne.

En organisant des manifestations hebdomadaires, les initiateurs du mouvement entendent maintenir la question migratoire au centre du débat public.

Les autorités renforcent les contrôles

Face à cette situation, le ministère sud-africain de l’Intérieur intensifie les opérations de contrôle dans plusieurs régions du pays.

Les forces de sécurité multiplient les descentes et procèdent à l’arrestation de milliers de migrants en situation irrégulière. Les autorités ont renforcé ces opérations depuis le début des manifestations.

Plus de 45 000 migrants ont quitté le pays

Depuis plusieurs mois, des groupes anti-immigration mènent une campagne marquée par des menaces, des intimidations, des violences physiques et des discours xénophobes.

Selon les informations disponibles, plus de 45 000 ressortissants étrangers ont déjà quitté l’Afrique du Sud pour regagner leur pays d’origine, notamment le Malawi, le Zimbabwe, le Mozambique, le Ghana et le Nigeria.

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