La justice place Domingos Simões Pereira en détention préventive

Le juge Mamadú Embaló a ordonné le placement en détention préventive de Domingos Simões Pereira.

La police a conduit le président du PAIGC dans les cellules de la deuxième brigade de l’ordre public à Bissau.

Les autorités enquêtent sur son implication présumée dans la tentative de coup d’État d’octobre 2025.

Le dirigeant du PAIGC est détenu pour la deuxième fois depuis les événements du 26 novembre dernier.

À cette époque, les autorités l’avaient gardé en détention pendant plus de soixante jours.

Ses avocats n’ont, pour l’instant, ni confirmé ni démenti son arrestation.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent la décision

La Ligue guinéenne des droits de l’homme exige la libération immédiate et inconditionnelle de Domingos Simões Pereira.

Elle accuse les autorités de violer la Constitution et les garanties d’un procès équitable.

L’organisation critique également la nomination de magistrats civils au sein de la justice militaire.

Selon elle, la défense de l’ordre constitutionnel ne peut justifier des violations de la Constitution.

La société civile appelle au respect de la justice

Le Mouvement national de la société civile appelle au respect de la présomption d’innocence.

Il invite les autorités à conduire une procédure transparente, impartiale et crédible.

Le mouvement demande aussi d’éviter toute instrumentalisation politique de la justice.

Plusieurs plateformes dénoncent une instrumentalisation politique

L’Espace de coordination des organisations de la société civile et le Front populaire contestent l’ordonnance judiciaire.

Ces organisations qualifient la décision de « manifestement illégale ».

Elles dénoncent un « théâtre politico-judiciaire » et interpellent la CEDEAO sur son silence.

Elles appellent également les citoyens à une mobilisation pacifique pour défendre la Constitution.

Les organisations sollicitent la communauté internationale

Les organisations demandent aux autorités de garantir l’indépendance de la justice.

Elles exhortent les Nations unies, l’Union africaine, la CEDEAO, la CPLP et l’Union européenne à suivre le dossier.

Elles souhaitent que ces partenaires soutiennent les efforts en faveur de l’État de droit et de l’indépendance judiciaire en Guinée-Bissau.

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