Le limogeage de Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye continue de susciter de nombreuses réactions au Sénégal.

Cette rupture politique, intervenue après plus de deux ans de collaboration au sommet de l’État, ouvre une période de fortes incertitudes institutionnelles et politiques.

Alioune Tine évoque une décision difficile

Dans une publication sur X, Alioune Tine a estimé que cette décision relevait d’un arbitrage particulièrement difficile pour le chef de l’État.

Selon lui, le président a dû privilégier les exigences institutionnelles face aux liens personnels et politiques qui l’unissaient à son ancien Premier ministre.

« Le lien institutionnel » a finalement prévalu pour préserver « la stabilité et la gouvernabilité du pays », analyse le fondateur d’Afrikajom Center.

Des risques politiques importants

Alioune Tine souligne toutefois que cette décision comporte des risques majeurs. Il rappelle que Ousmane Sonko conserve une forte popularité ainsi qu’un important soutien au sein de PASTEF et de l’Assemblée nationale.

Il s’inquiète également des premières tensions observées dans le débat public. Selon lui, les discours autour d’une possible « guérilla politique et parlementaire » pourraient fragiliser davantage le climat national.

Un appel à l’unité et au dialogue

Face à cette situation, Alioune Tine appelle les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité.

Il estime que le Sénégal traverse une période délicate sur les plans économique, social et institutionnel. Pour cette raison, il invite les responsables politiques à dépasser les rivalités partisanes afin de préserver la stabilité du pays.

L’activiste compare même ce moment à la période de la Covid-19, durant laquelle l’unité nationale avait permis de faire face aux difficultés.

« Le projet doit s’adapter au réel »

Alioune Tine a également évoqué la notion de « projet », souvent mise en avant par les militants de PASTEF.

Selon lui, un projet politique ne peut rester figé. Il doit évoluer en fonction des réalités du terrain et des contraintes du moment.

Enfin, il s’est félicité des appels au calme lancés par certains responsables du parti au pouvoir. Pour lui, cette crise doit devenir une opportunité de dialogue, de remise en question et de recherche de compromis politiques durables.

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