Réunis lors de leurs journées scientifiques, les médecins-chefs de district ont alerté sur les défis du système de santé. Ils plaident pour davantage d’investissements dans les structures sanitaires de proximité.
Les urgences sanitaires au cœur des échanges
D’abord, l’Amicale des médecins-chefs de district du Sénégal a organisé ses deuxièmes journées scientifiques ce week-end. La rencontre s’est tenue sous le thème : « L’apport des districts dans la prise en charge des urgences ». Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a présidé l’ouverture des travaux. Ainsi, médecins, spécialistes en santé publique et acteurs sanitaires ont échangé sur les défis liés aux urgences médicales au Sénégal.
Les districts sanitaires présentés comme un maillon essentiel
Ensuite, le docteur Nien Seck a insisté sur le rôle stratégique des districts sanitaires. Selon lui, ces structures représentent le premier niveau de contact avec les populations. Il estime donc qu’investir dans les districts permettra d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les inégalités sanitaires.
Des défis persistants dans le système de santé
Par ailleurs, les médecins-chefs de district ont évoqué plusieurs difficultés majeures. Ils dénoncent notamment l’insuffisance des infrastructures sanitaires, le manque de personnel qualifié et le déficit en équipements d’urgence. Les problèmes de gouvernance sanitaire figurent également parmi les préoccupations soulevées durant les travaux. Au total, une trentaine de communications scientifiques ont été présentées afin de partager les expériences des districts sanitaires.
Le gouvernement annonce de nouvelles mesures
De son côté, Ibrahima Sy a insisté sur la nécessité de préparer le système sanitaire aux nouveaux défis. Le ministre évoque notamment l’augmentation des accidents, des maladies non transmissibles et des maladies émergentes. « L’urgence, c’est vital. Être performant dans les urgences, c’est sauver des vies », a-t-il déclaré. Ainsi, il annonce un renforcement des structures sanitaires de proximité dans le cadre de la nouvelle carte sanitaire du Sénégal.
Vers la création de centres de santé de niveau 3
En outre, le ministre a annoncé la création de centres de santé de niveau 3. Ces structures pourront accueillir certaines spécialités médicales jusque-là réservées aux hôpitaux. L’objectif consiste à rapprocher davantage les soins des populations et à réduire la pression sur les centres hospitaliers.
Une action sociale à la pouponnière de Mbour
Enfin, les médecins-chefs de district ont effectué une visite de solidarité à la pouponnière de Mbour. Ils y ont remis des dons composés de lait, de couches, de packs d’eau et d’une enveloppe financière. Selon la docteure Ndèye Maguette Diop, cette initiative vise à soutenir les enfants vulnérables et le personnel confronté à des besoins croissants. Elle appelle également les Sénégalais à accompagner davantage cette structure sociale qu’elle juge essentielle.
