Chargée de piloter la « Task force » chargée de structurer le futur parti politique du président Bassirou Diomaye Faye, Aminata Touré a exposé les ambitions de cette nouvelle formation, qu’elle présente comme un outil destiné à consolider la majorité présidentielle et à préparer les prochaines échéances électorales.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’ancienne Première ministre a plaidé pour une « unité plus organique » des forces politiques soutenant le chef de l’État. Selon elle, le futur parti a vocation à fédérer une « large union d’acteurs » autour de la vision présidentielle tout en contribuant à rationaliser le paysage politique par l’intégration de plusieurs formations existantes.
Réponse aux critiques sur les rencontres au Palais
Aminata Touré a également répondu aux accusations de l’opposition concernant les rencontres organisées au Palais de la République avec plusieurs maires.
Elle rejette toute idée d’instrumentalisation des institutions, estimant que ces critiques traduisent « un manque de respect total envers ces maires », qui, selon elle, soutiennent depuis longtemps la coalition présidentielle.
L’ancienne cheffe du gouvernement invite notamment l’Alliance pour la République (APR) à cesser de considérer les exécutifs locaux comme son « patrimoine politique ».
Elle défend par ailleurs l’organisation d’activités politiques au Palais, estimant que le président de la République doit disposer d’un véritable appareil politique afin de ne pas devenir « un otage politique entre les mains de forces politiques aux intérêts divergents ».
Objectif : défendre l’action présidentielle
Interrogée sur les critiques relatives au manque de transparence de la démarche et aux interrogations autour d’un éventuel référendum, Aminata Touré s’est montrée peu préoccupée par la polémique.
« Les chiens aboient, la caravane passe », a-t-elle déclaré.
Elle a enfin réaffirmé sa fidélité au président Bassirou Diomaye Faye et indiqué que la future formation politique aura pour mission de défendre son action et de préparer les prochaines batailles électorales.
Selon elle, l’objectif est de « construire un appareil politique qui permettra de défendre les actions du Président Diomaye et de remporter toutes les prochaines élections municipales ».
