La députée Ndialou Bathily a récemment mis en lumière un problème majeur rencontré par les citoyens sénégalais dans leur quête de visas auprès des ambassades, notamment celles de la France, de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal. Au centre de ses préoccupations se trouvent les frais exorbitants exigés pour obtenir un rendez-vous, sans aucune garantie quant à l’issue de la demande de visa.

« Pour obtenir un rendez-vous, les usagers doivent débourser entre deux cent mille (200 000) et trois cent mille (300 000) F CFA. Cependant, ce paiement ne garantit ni le dépôt du dossier ni l’obtention du visa. Il arrive même que la date du rendez-vous soit modifiée sans que le dossier soit déposé, sans possibilité de remboursement », a déclaré la députée, membre du groupe parlementaire Yewwi Askaan Wi.

Face à cette situation préoccupante, Ndialou Bathily a adressé une question écrite à la ministre des Affaires étrangères, cherchant des éclaircissements sur ces pratiques et les contraintes réelles associées à la délivrance des visas. « Madame le ministre, pourquoi les usagers doivent-ils payer pour obtenir un rendez-vous ? Ce montant, distinct des frais de visas non remboursables en cas de refus, correspond à quoi exactement ? Quelles sont les véritables contraintes dans le processus de délivrance des visas ? », s’est-elle interrogée.

Outre ses préoccupations sur les frais de rendez-vous, Ndialou Bathily a souligné les conséquences sociales de ces pratiques sur les jeunes. « Face à l’impossibilité d’accéder aux services de dépôt des visas, de nombreux jeunes se tournent vers l’immigration irrégulière, risquant leur vie dans des traversées périlleuses en pirogue », a-t-elle ajouté. Elle a appelé les autorités compétentes à examiner cette question sérieusement afin de prévenir l’immigration irrégulière et de garantir un accès équitable aux procédures de demande de visas. « Nous vous demandons de contacter les services concernés pour clarifier le processus normal de demande de visas, identifier les dysfonctionnements et y apporter des solutions », a conclu Ndialou Bathily.

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