La Coupe d’Afrique des Nations 2025 consacre un tournant historique : pour la première fois depuis plusieurs éditions, toutes les demi-finales sont dirigées par des entraîneurs africains.
Walid Regragui (Maroc), Éric Sékou Chelle (Nigeria), Pape Thiès (Sénégal) et Hossam Hassan (Égypte) ont mené leurs équipes au dernier carré grâce à des parcours tactiquement solides, alliant discipline, stratégie et parfaite maîtrise du football africain. Ces techniciens ont imposé leur vision et tiré le meilleur de leurs effectifs, souvent face à des équipes dirigées par des entraîneurs européens.
Cette performance souligne que le football africain ne dépend plus exclusivement de l’expertise étrangère. Les entraîneurs locaux sont désormais des stratèges expérimentés et respectés sur la scène internationale, capables de rivaliser au plus haut niveau.
Cette dynamique n’est pas nouvelle. Djamel Belmadi (Algérie, 2019), Aliou Cissé (Sénégal, 2021) et Emerse Faé (Côte d’Ivoire, 2023) avaient déjà montré que les techniciens africains pouvaient remporter les grandes compétitions. La CAN 2025 confirme cette tendance : un entraîneur africain est désormais assuré de pouvoir soulever le trophée.
Au-delà du sportif, cette domination reflète un changement de mentalité des fédérations africaines, qui investissent davantage dans la formation locale et valorisent l’expertise interne. Cette confiance renouvelée dans le savoir-faire africain ouvre la voie à un futur prometteur pour le football continental.
La CAN 2025 restera dans les mémoires comme celle de la consécration des techniciens africains : une victoire du talent local sur les idées reçues et une preuve que l’Afrique s’impose dans le management sportif moderne.
