Le ministère de l’Éducation nationale a lancé les épreuves du Cfee blanc sur toute l’étendue du territoire. Cette session prépare les candidats aux examens officiels et teste la plateforme numérique Anadole dédiée à la gestion des examens et concours.

Une supervision nationale des épreuves

Le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale a supervisé, hier, le démarrage des épreuves du Cfee blanc. Il a effectué une visite au complexe scolaire de la Cathédrale ainsi qu’au groupe scolaire El Hadji Ibrahima Diop.

Dans les deux centres, les autorités ont mis en place les dispositifs matériels et pédagogiques nécessaires. Les épreuves se déroulent ainsi dans de bonnes conditions.

Au complexe scolaire de la Cathédrale, le chef de centre, Zavier Oudan, a indiqué que 135 candidats, dont 75 garçons, composent cette année. Les élèves sont répartis dans six salles, avec 25 candidats par classe.

Selon lui, les équipes de surveillance et de correction assurent un suivi rigoureux des épreuves.

Des centres mobilisés malgré quelques absences

Au groupe scolaire El Hadji Ibrahima Diop, ex-Clemenceau, le constat reste similaire. Malgré l’absence d’une dizaine de candidats, les compositions se déroulent normalement, d’après le chef de centre, Ndiouga Sall.

Lors de cette visite, Pape Malick Ndao a rappelé l’engagement du ministère dans la modernisation du système éducatif sénégalais.

« Nous sommes satisfaits de cette organisation. Le ministère applique progressivement un système digitalisé qui transformera profondément notre système éducatif », a-t-il déclaré.

Il a également souligné le déploiement progressif de la plateforme Anadole.

Anadole au cœur de la réforme numérique

Cette session du Cfee blanc présente un double objectif. D’une part, elle prépare les candidats aux examens officiels. D’autre part, elle sert de phase test pour la plateforme Anadole.

Le directeur des Examens et concours a expliqué que cet outil avait déjà prouvé son efficacité lors des tests réalisés l’année dernière.

Grâce à cette plateforme, les services du ministère ont pu gérer simultanément les résultats du Cfee et de l’entrée en 6e. Les délais de traitement ont ainsi diminué, tandis que la fiabilité des données s’est améliorée.

Des résultats attendus en dix jours

Le ministère veut désormais gérer le Cfee directement dans les centres d’examen. Cette gestion couvre l’administration des épreuves jusqu’à la proclamation des résultats.

L’objectif reste clair : publier les résultats dans un délai maximal de dix jours.

Pour Pape Baba Diassé, cette réforme répond aux attentes des parents d’élèves.

« Auparavant, les élèves attendaient près d’un mois pour obtenir les résultats du Cfee, puis encore un autre mois pour l’entrée en 6e. Aujourd’hui, les délais ont été considérablement réduits », a-t-il expliqué.

Plus de 305 000 candidats concernés

Cette année, le ministère de l’Éducation nationale enregistre 305 974 candidats sur l’ensemble du territoire. Les filles représentent 61 % des effectifs.

Les épreuves se déroulent dans 2 080 centres à travers le pays. Plus de 6 000 élèves en situation de handicap participent également aux examens.

« La suppression de l’entrée en 6e était une erreur »

Le directeur des examens et concours, Pape Baba Diassé, estime que la suppression de l’entrée en 6e constituait « une erreur corrigée ».

Selon lui, ce concours dépendait davantage des capacités d’accueil des établissements que du mérite des élèves.

Il a rappelé que plusieurs candidats disposaient des compétences nécessaires pour poursuivre leurs études, mais restaient exclus du système faute de places disponibles.

Pour le Dexco, cette réforme s’inscrit dans la dynamique de modernisation et d’inclusion portée par la plateforme Anadole.

Il considère enfin que cette orientation répond aux objectifs de l’Odd 4 sur l’éducation de qualité et s’aligne sur la vision Sénégal 2050, qui vise un système éducatif plus inclusif, équitable et performant.

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