La Cour suprême du Sénégal a tranché, ce mardi 28 avril, dans le dossier du Prodac. En confirmant la décision de la Chambre d’accusation financière, elle ordonne l’incarcération de l’ancien ministre Pape Malick Ndour, poursuivi pour des faits présumés de détournement et de blanchiment.
La Cour suprême valide la décision du PJF
La Cour suprême du Sénégal a décidé, ce mardi 28 avril, d’envoyer en prison Pape Malick Ndour dans le cadre de l’affaire dite du Prodac (Programme des domaines agricoles). Ainsi, la plus haute juridiction du pays confirme la décision rendue par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier (PJF).
En effet, cette confirmation met fin au recours introduit par la défense et entérine le placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre.
Un mandat de dépôt suspendu puis confirmé
Pour rappel, le PJF avait déjà franchi un cap décisif le 28 janvier 2026. À cette date, il avait révoqué l’ordonnance plaçant le mis en cause sous bracelet électronique et ordonné son incarcération.
Toutefois, Me Aboubacry Barro avait déposé un pourvoi en cassation, ce qui avait suspendu l’exécution du mandat de dépôt visant son client. Désormais, avec la décision de la Cour suprême, cette suspension prend fin, ouvrant la voie à l’incarcération effective de Pape Malick Ndour.
Des accusations graves, une défense constante
Dans ce dossier, les autorités judiciaires poursuivent Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse et coordonnateur du Prodac, pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
De son côté, l’intéressé maintient sa ligne de défense. Il nie les accusations portées contre lui et dénonce ce qu’il qualifie d’« acharnement » à la fois judiciaire et politique.
Une nouvelle étape judiciaire décisive
Dès lors, la décision de la Cour suprême marque un tournant majeur dans cette affaire à fort retentissement. Elle confirme la fermeté de la justice dans le traitement des dossiers liés à la gestion des deniers publics et relance le processus judiciaire dans l’attente d’un éventuel procès sur le fond.

