Une pirogue transportant 127 migrants a été secourue jeudi à l’aube au sud des îles Canaries. Après 27 jours en mer, seuls 44 survivants ont été retrouvés à bord. Les sauveteurs ont également découvert cinq corps, dont celui d’un bébé. Des Sénégalais pourraient figurer parmi les victimes.

44 survivants après 27 jours en mer

Une nouvelle tragédie frappe les routes migratoires vers les îles Canaries. Selon les informations relayées par InfoMigrants, les secours espagnols ont retrouvé jeudi à l’aube une pirogue à la dérive au sud de l’archipel.

L’embarcation avait quitté la Gambie 27 jours auparavant avec 127 personnes à bord. Après plusieurs jours à la dérive, elle ne transportait plus que 44 survivants.

Les secours ont également découvert cinq corps dans la pirogue. Toutefois, l’état particulièrement agité de la mer a empêché les sauveteurs de récupérer les dépouilles. Ils ont donc dû les laisser à bord de l’embarcation.

Deux femmes et un bébé parmi les victimes

Les services d’urgence de Grande Canarie ont identifié, parmi les cinq corps, deux femmes et un bébé.

De son côté, la Garde civile espagnole a confirmé certains éléments à l’ONG espagnole Caminando Fronteras. Les inscriptions relevées sur la coque correspondent à celles d’une pirogue partie de Gambie le 7 août, avec 127 personnes à bord.

Au moment du départ, le groupe comptait notamment quatre femmes et un bébé.

Les autorités poursuivent actuellement l’identification des victimes. Toutefois, l’origine des passagers laisse craindre la présence de ressortissants sénégalais parmi les disparus.

Une nouvelle tragédie sur la route des Canaries

Ce drame rappelle les dangers auxquels s’exposent les migrants qui empruntent la route maritime vers les Canaries.

Début août, les forces espagnoles avaient déjà secouru une autre pirogue transportant 133 migrants. L’embarcation dérivait depuis plusieurs jours dans l’océan après son départ de Gambie.

Les rescapés avaient alors raconté avoir passé 11 jours en mer depuis Bakau. Ils venaient de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

Ainsi, les départs depuis les côtes gambiennes continuent de nourrir une route migratoire particulièrement meurtrière vers l’archipel espagnol.

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