La Section de recherches de Dakar démantèle un réseau de falsification de documents
Dakar – La Section de recherches de Dakar a arrêté Aichatou Fall (41 ans), gérante de la société « Aicha Plus », pour une affaire présumée d’escroquerie bancaire portant sur 48,4 millions de FCFA.
Dans le même dossier, les enquêteurs ont également interpellé sa sœur Antoinette Fall (40 ans) et l’informaticien Mamadou Ndiaye (33 ans).
Les suspects montent un dossier falsifié pour obtenir un financement
Selon L’Observateur, Aichatou Fall a sollicité un financement auprès de la Bank of Africa (BOA) en novembre 2025. Pour convaincre la banque, elle a présenté un dossier contenant plusieurs documents falsifiés.
Elle a notamment produit une attestation de virement irrévocable de plus de 56 millions de FCFA, qu’elle a fait passer pour un document émis par la Gendarmerie nationale du Sénégal.
Pour renforcer la crédibilité de son dossier, les suspects ont utilisé des signatures et cachets scannés attribués à de hauts responsables de la gendarmerie.
La banque effectue le virement avant de découvrir la fraude
Sur la base de ces documents, la BOA a effectué le virement demandé.
Mais le 16 mars 2026, ne recevant pas les fonds annoncés, la banque a saisi les autorités. Après vérification, la gendarmerie a confirmé qu’elle n’avait conclu aucun contrat avec la société « Aicha Plus ».
Les enquêteurs établissent les responsabilités
Saisie de l’affaire, la Section de recherches de Dakar a ouvert une enquête et a rapidement identifié les suspects.
Les investigations ont montré qu’Aichatou Fall, avec la complicité de sa sœur, a sollicité l’informaticien Mamadou Ndiaye pour fabriquer les faux documents.
À ce stade, les trois mis en cause ont reconnu leur implication.
La justice engage des poursuites
Les autorités judiciaires ont déféré les suspects pour faux en écriture publique authentique, faux en écriture privée de commerce, association de malfaiteurs, escroquerie et complicité.
Le juge a ordonné leur placement sous mandat de dépôt.
De son côté, la Bank of Africa (BOA) s’est constituée partie civile pour tenter de récupérer les fonds détournés.
Une fraude révélatrice des risques bancaires
En conclusion, cette affaire illustre les méthodes utilisées dans certaines escroqueries financières et souligne la vigilance nécessaire des institutions face à la falsification de documents officiels.
