La coordination des « gilets jaunes » a annoncé, lundi 19 octobre 2026, une nouvelle journée de mobilisation pour le samedi 24 octobre. Cette décision intervient après un week-end marqué par des manifestations contre la vie chère, des pillages et des violences dans plusieurs villes françaises. De son côté, Emmanuel Macron a reconnu des défaillances dans la gestion des rassemblements, tout en refusant la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Un nouvel acte de mobilisation prévu samedi

La coordination à l’origine des manifestations du 17 octobre prépare un « acte II » pour le 24 octobre. Elle envisage également de nouvelles actions le 31 octobre.

Sur le site 17octobregiletjaune.net, les organisateurs ont publié une carte des rassemblements prévus. Plusieurs dizaines d’actions sont déjà annoncées.

Selon Benjamin Ball, responsable du site, la mobilisation a pris une ampleur qui dépasse les prévisions initiales. Les organisateurs envisageaient auparavant de concentrer leurs efforts sur la journée intersyndicale du 5 novembre. Mais la pression des manifestants les pousse désormais à accélérer le mouvement.

Emmanuel Macron reconnaît des défaillances

Face aux violences du week-end, Emmanuel Macron a reconnu des « défaillances d’anticipation et de renseignements ». Le président a demandé aux forces de l’ordre d’adapter leurs méthodes pour mieux faire face aux casseurs.

Il a également promis de faire toute la transparence sur la stratégie du maintien de l’ordre. Les préfets pourraient interdire certains rassemblements si la sécurité des villes l’exige.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté sa démission. Le chef de l’État l’a toutefois refusée, estimant nécessaire de maintenir un commandement continu des forces de l’ordre. Il lui a demandé d’établir les responsabilités dans les défaillances constatées.

Des violences et des pillages dans plusieurs villes

Le week-end des 17 et 18 octobre a été marqué par de nombreuses dégradations. À Paris, une trentaine de magasins ont été pillés dimanche, selon le maire Emmanuel Grégoire. Les autorités ont également annoncé 350 interpellations dans la capitale dimanche et durant la nuit.

À l’échelle nationale, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a fait état de 2 331 gardes à vue liées aux violences du week-end. Plusieurs personnes ont également été placées en détention provisoire.

À Marseille, les autorités ont interdit les rassemblements lundi, après les pillages et les incidents survenus en marge des manifestations. Le ministre de l’Intérieur était attendu dans la ville pour faire le point sur la situation.

La contestation gagne aussi les établissements scolaires

La mobilisation touche également les étudiants et les lycéens. Lundi, des étudiants de l’École du Louvre ont bloqué l’accès au musée pour soutenir le mouvement lycéen et dénoncer la répression policière.

Parallèlement, les syndicats préparent une journée de grève et de manifestations le 5 novembre. La coordination des « gilets jaunes » entend donc maintenir la pression dans les prochains jours.

Avec ce nouvel appel à manifester le 24 octobre, la contestation contre la vie chère et la dégradation des services publics pourrait se prolonger. Le gouvernement devra désormais répondre aux revendications sociales tout en faisant face aux critiques sur la gestion des violences.

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