Les frappes conjointes d’Israël et des États-Unis ont provoqué la mort d’au moins 555 personnes en Iran depuis le 28 février, selon le Croissant-Rouge iranien. En parallèle, l’escalade militaire gagne le Liban et entraîne une mobilisation diplomatique et militaire internationale.

Un lourd bilan humain en Iran

Les autorités israéliennes et américaines intensifient leurs frappes contre l’Iran depuis samedi 28 février. Selon le Croissant-Rouge iranien, ces opérations ont fait au moins 555 morts à travers le pays en deux jours.

L’organisation humanitaire précise que 131 villes ont été touchées depuis le début des bombardements. Les frappes visent notamment la capitale, Téhéran, où les forces israéliennes et américaines concentrent leurs opérations.

Dans ce contexte, Israël affirme avoir « éliminé 40 hauts gradés » iraniens au cours de l’offensive, dont le Guide suprême, Ali Khamenei. À la suite de cette annonce, la République islamique décrète 40 jours de deuil national et sept jours fériés. La télévision d’État iranienne rapporte également la mort de quatre autres responsables.

Une transition politique encadrée à Téhéran

Après la mort d’Ali Khamenei, les autorités iraniennes organisent la transition. Selon un conseiller cité par la télévision d’État, trois hauts responsables prennent la direction du pays à titre intérimaire.

Le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution forment ainsi un triumvirat chargé d’assurer la continuité institutionnelle.

Premières pertes américaines et mobilisation israélienne

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient annonce la mort de trois soldats américains et la blessure grave de cinq autres. Il s’agit des premières pertes officiellement reconnues par Washington depuis le début du conflit.

Dans le même temps, l’armée israélienne décide de mobiliser 100 000 réservistes. Elle affirme vouloir « renforcer son niveau de préparation sur les différents fronts », signalant ainsi la crainte d’un élargissement régional du conflit.

L’Europe prête à des « actions défensives proportionnées »

Face à l’escalade, les dirigeants européens réagissent. Les chefs d’État de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni annoncent, dans une déclaration commune, qu’ils se tiennent prêts à mener des « actions défensives proportionnées ».

Ils affichent leur volonté de « détruire à la source la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones », marquant un durcissement du ton diplomatique européen.

Le conflit gagne le Liban

Par ailleurs, le conflit déborde désormais des frontières iraniennes. Pour la première fois depuis le début des frappes, le Hezbollah lance des drones et des missiles contre Israël.

En représailles, l’armée israélienne bombarde, dans la nuit du 1er au 2 mars, des bastions du mouvement chiite au Liban. Cette extension des hostilités confirme la régionalisation rapide du conflit et fait craindre une confrontation à plus grande échelle au Moyen-Orient.

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