Après trois ans de conflit, les habitants de Gaza continuent de subir une grave pénurie d’eau. Selon les autorités locales contrôlées par le Hamas, la population dispose de seulement la moitié des quelque 15 litres d’eau par personne et par jour recommandés par l’ONU. La destruction des infrastructures aggrave la situation.
Des familles privées d’eau potable
Dans le camp d’Akka, où vivent environ 1 000 familles, les habitants dépendent des camions-citernes. Les distributions d’eau salée, organisées toutes les deux semaines, ne suffisent pas à couvrir leurs besoins. Beaucoup achètent de l’eau potable ou réutilisent plusieurs fois la même eau pour se laver et nettoyer leurs ustensiles.
Des infrastructures détruites
Avant la guerre, Gaza comptait cinq stations d’épuration. Quatre sont désormais inaccessibles en raison de leur emplacement dans des zones occupées par l’armée israélienne. La cinquième, endommagée par les bombardements, ne fonctionne plus.
Faute de réseaux d’assainissement, les eaux usées se déversent dans la mer ou s’infiltrent dans les sols. Cette situation accroît les risques de contamination et de maladies, notamment dans les camps de déplacés.
La pénurie d’eau et l’effondrement des infrastructures sanitaires continuent ainsi de menacer la santé des habitants de Gaza.
