La police indienne a de nouveau arrêté Abhijeet Dipke, chef du mouvement des « Cafards », vendredi 16 octobre à New Delhi. Cette interpellation intervient avant une manifestation contre la révision des listes électorales, qui oppose le mouvement et l’opposition au gouvernement de Narendra Modi.

Une contestation qui s’intensifie

Le Parti du peuple des cafards (CJP) accuse les autorités de manipuler les listes électorales au profit du parti au pouvoir. Ses membres réclament la démission de Gyanesh Kumar, président de la Commission électorale, qui rejette ces accusations.

Malgré la fermeture du parc prévu pour le rassemblement, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale. La police a procédé à de nombreuses arrestations. La semaine précédente, Abhijeet Dipke avait déjà passé 24 heures en détention.

Le gouvernement dénonce des tentatives de déstabilisation

Le ministre de la Défense, Rajnath Singh, accuse les manifestants de vouloir déstabiliser les institutions démocratiques. De son côté, l’opposition, menée notamment par Rahul Gandhi, conteste la révision électorale devant la Cour suprême.

Selon des chiffres relayés par les médias et l’opposition, cette opération aurait entraîné la radiation de 130 millions d’électeurs. Les détracteurs du gouvernement soupçonnent également un ciblage des minorités, notamment musulmanes. La Commission électorale nie toute irrégularité.

La mobilisation des « Cafards », devenue une voix importante de la contestation chez les jeunes, accentue ainsi les tensions politiques autour de l’intégrité du processus électoral en Inde.

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