La frappe israélienne à Al-Maghazi a détruit plusieurs immeubles résidentiels et laissé une quinzaine de familles sans logement, selon des témoignages recueillis sur place. L’attaque est intervenue malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025. Les habitants dénoncent la destruction de leur quartier, tandis que les bombardements se poursuivent dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza.
La frappe israélienne à Al-Maghazi détruit plusieurs habitations
Vers 2 h 30 du matin, l’armée israélienne a contacté un habitant du quartier pour lui demander de faire évacuer plusieurs maisons, rapporte Mahmoud Ayache. Selon son témoignage, les militaires ont demandé l’évacuation des habitations des familles Ayache, Tellini, Abou Hachiche et Saada.
Moins de trente minutes après cet avertissement, les frappes ont touché l’ensemble de la zone. Les explosions ont détruit plusieurs immeubles et creusé un vaste cratère au cœur du quartier, privant une quinzaine de familles de leur logement.
Des habitants d’Al-Maghazi dénoncent les destructions
Mahmoud Ayache a quitté les lieux avec sa famille avant le bombardement. Il affirme toutefois avoir perdu sa maison et l’ensemble de ses biens dans l’attaque.
Naame Tellini conteste la légitimité de la frappe. Selon ses déclarations, aucune menace ne justifiait une attaque d’une telle ampleur. Elle affirme que le bombardement a détruit tout un quartier et laissé plusieurs familles sans abri.
Yasmine Ayache décrit également une situation de grande détresse. Elle explique que son immeuble figurait parmi les rares bâtiments encore debout dans le secteur. Désormais, elle estime que sa famille devra rejoindre les milliers de déplacés installés sous des tentes à travers la bande de Gaza.
Les bombardements se poursuivent dans la bande de Gaza
Au-delà d’Al-Maghazi, d’autres bombardements, notamment menés par des drones, ont touché plusieurs secteurs de la bande de Gaza au cours de la semaine. Ces frappes ont fait de nouvelles victimes, selon les autorités sanitaires palestiniennes.
D’après ces autorités, plus de 1 100 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025. Israël n’a pas communiqué, dans les informations disponibles, de bilan ou d’explication concernant cette frappe à Al-Maghazi. Ces chiffres et déclarations n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
