Des affrontements ont éclaté en soirée sur le littoral de Guédiawaye entre des occupants du site et des individus venus avec un engin de terrassement. Les maraîchers, éleveurs et artisans concernés dénoncent une tentative d’expulsion forcée. Ils interpellent les autorités alors qu’une rencontre avec le préfet est annoncée pour lundi.
La tension est montée d’un cran sur le littoral de Guédiawaye. Selon les témoignages des occupants, des individus portant des gilets sont arrivés sur le site en soirée, accompagnés d’un engin de terrassement de type Caterpillar. Leur présence aurait provoqué des affrontements avec les personnes qui exploitent les lieux.
Les occupants affirment avoir voulu empêcher la destruction de leurs champs et de leurs installations. Des violences auraient éclaté au cours de l’incident, faisant état de blessés. Le bilan exact et les circonstances des affrontements restent toutefois à préciser.
Les occupants mettent en cause un promoteur immobilier
Les maraîchers, éleveurs et artisans concernés, qui estiment leur nombre à environ 3 000, dénoncent une tentative d’expulsion forcée. Ils mettent en cause le promoteur immobilier Pape Dieng, qu’ils présentent comme étant à l’origine de l’opération. Ces accusations n’ont pas été corroborées par une version contradictoire dans les éléments disponibles.
Les occupants contestent cette intervention, qu’ils jugent d’autant plus préoccupante qu’une rencontre avec le préfet du département serait prévue lundi. Cette réunion doit permettre aux différentes parties d’échanger sur le différend foncier et de rechercher une issue concertée.
Un appel à l’intervention des autorités
Face à cette situation, les personnes concernées demandent aux autorités de l’État d’intervenir afin d’éviter une nouvelle escalade des tensions. Elles souhaitent que le différend soit réglé par le dialogue et dans le respect des procédures légales.
L’incident relance ainsi la question de l’occupation et de l’utilisation des espaces du littoral de Guédiawaye. La tenue de la rencontre annoncée avec le préfet pourrait constituer une étape importante pour clarifier les positions des parties et examiner les conditions d’un règlement du conflit.
En attendant, les circonstances exactes de l’intervention, les responsabilités éventuelles et le bilan des affrontements restent à établir.
