Le premier vol du Hajj 2026 a quitté vendredi l’Aéroport international Blaise Diagne avec 400 pèlerins à bord. Selon le Délégué général au pèlerinage, le Général Mamadou Gaye, le Sénégal a atteint pour la première fois la totalité de son quota, soit 12 860 pèlerins répartis sur 25 vols. Cette édition se distingue également par plusieurs innovations destinées à améliorer l’organisation et les conditions de voyage des fidèles.
Un quota atteint pour la première fois
Le Sénégal franchit un cap historique dans l’organisation du Hajj 2026.
Le premier vol a décollé vendredi de l’Aéroport international Blaise Diagne avec 400 pèlerins à destination des Lieux saints.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, le Délégué général au pèlerinage, le Général Mamadou Gaye, a annoncé que le pays a atteint, pour la première fois, 100 % de son quota officiel.
Au total, 12 860 pèlerins sénégalais effectueront le voyage cette année à travers 25 vols programmés.
Selon lui, cette performance résulte d’une meilleure anticipation et d’une organisation plus rigoureuse du processus d’inscription.
Le responsable rappelle que les autorités ont ouvert officiellement les opérations du pèlerinage dès le 25 juillet 2025, bien plus tôt que les années précédentes.
« Tariq Maka » : une innovation majeure
Cette édition 2026 se distingue également par plusieurs réformes organisationnelles.
Parmi les principales nouveautés figure l’initiative « Tariq Maka » ou « La Route de La Mecque ».
Grâce à ce dispositif, les pèlerins accomplissent désormais les formalités d’immigration saoudiennes directement à Dakar avant le départ.
Cette mesure permet de réduire considérablement les longues attentes à l’arrivée en Arabie saoudite et d’améliorer les conditions de voyage des fidèles.
Une organisation déconcentrée dans les régions
Les autorités ont aussi renforcé la proximité des services avec l’ouverture de plusieurs pôles régionaux.
Des centres opérationnels fonctionnent désormais dans plusieurs localités comme Ziguinchor, Kaolack et Touba.
Cette déconcentration vise à limiter les déplacements vers Dakar et à faciliter les démarches administratives des pèlerins vivant à l’intérieur du pays.
En parallèle, un système de préfinancement mis en place avec la Banque islamique a permis d’anticiper certaines dépenses logistiques liées au transport et à l’accueil.
Un important dispositif médical et logistique
Sur le plan sanitaire, les autorités ont mobilisé 82 médecins de différentes spécialités pour accompagner les pèlerins tout au long du séjour.
Le dispositif médical concerne aussi bien les voyageurs du public que ceux du privé.
Le Général Mamadou Gaye insiste également sur l’importance de « l’école du pèlerinage », un programme destiné à préparer les fidèles sur les plans religieux, psychologique et moral.
Côté logistique, Air Sénégal a fourni des valises identiques munies de codes couleur afin de faciliter le suivi des bagages et l’organisation des groupes.
Par ailleurs, des chefs cuisiniers sénégalais collaborent avec les restaurateurs saoudiens pour adapter les repas aux habitudes alimentaires des pèlerins sénégalais.
Un appel à la discipline des pèlerins
Malgré ces nombreuses innovations, les autorités rappellent que le bon déroulement du pèlerinage dépend également du comportement des fidèles.
Le Délégué général au pèlerinage estime que la discipline reste essentielle pour garantir le succès de cette organisation inédite du Hajj 2026.
