Plus d’un million de personnes ont manifesté, vendredi 30 octobre 2026, dans plusieurs grandes villes italiennes pour dénoncer la hausse du coût de la vie, les inégalités et l’augmentation des dépenses militaires. Étudiants, enseignants et travailleurs réclament de meilleurs salaires et des services publics plus performants. Cette mobilisation massive accentue la pression sur le gouvernement de Giorgia Meloni.

Une mobilisation d’ampleur nationale

À l’appel du syndicat autonome USB (Unione Sindacale di Base), des rassemblements ont eu lieu à Milan, Turin, Gênes, Bologne et Rome. Les manifestants ont dénoncé la politique économique du gouvernement et réclamé des mesures face à la dégradation de leur pouvoir d’achat.

La mobilisation s’est déroulée globalement dans le calme, malgré quelques affrontements entre des individus et la police anti-émeute en fin de cortège. Huit personnes ont été arrêtées dans le pays.

Cette journée de grève générale constitue l’un des plus importants mouvements sociaux depuis le début de la contestation, à la mi-octobre. Les organisations étudiantes annoncent déjà leur volonté de poursuivre la mobilisation.

Le gouvernement Meloni face à la colère sociale

La contestation gagne notamment les lycées et les universités. Les étudiants reprochent au gouvernement de ne pas répondre à leurs préoccupations et dénoncent les dépenses consacrées au réarmement, qu’ils estiment préjudiciables au financement de l’éducation.

Pendant ce temps, les partis d’opposition travaillent à l’élaboration d’un programme commun en vue des prochaines élections législatives. Ils préparent également une manifestation contre le projet de loi de finances 2027, prévue début décembre.

La situation économique renforce les inquiétudes. Le président italien, Sergio Mattarella, a lui-même alerté sur les conséquences de l’inflation, estimant qu’elle « érode le niveau de vie des familles ».

Les chiffres publiés vendredi confirment cette préoccupation : l’inflation a atteint 5,4 % sur un an en octobre, tandis que les salaires restent largement stagnants. Un contexte qui nourrit la colère sociale et place le gouvernement de Giorgia Meloni sous une pression croissante.

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