Le Parlement libanais a voté ce mardi 11 août 2026 l’abolition de la peine de mort. Présentée comme une décision historique par le ministre de la Justice, Adel Nassar, cette réforme fait du Liban le premier pays du Moyen-Orient à supprimer officiellement la peine capitale. Le pays n’avait plus procédé à une exécution depuis 2004.

Une décision historique pour le Liban

Le Liban a franchi une étape majeure dans l’évolution de sa législation pénale. Les députés libanais ont approuvé, ce mardi 11 août, le projet de loi mettant fin à la peine de mort dans le pays.

Le président du Parlement a confirmé l’adoption du texte. La nouvelle loi prévoit notamment que les autorités pourront condamner à la prison à perpétuité les auteurs de crimes commis avant son entrée en vigueur.

Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, a salué une décision « historique ». Selon lui, cette réforme devrait également faciliter les procédures d’extradition, le Liban pouvant désormais éviter certains refus de la part de pays ayant eux-mêmes aboli la peine capitale.

Le Liban n’avait plus exécuté de condamnés depuis 2004

L’abolition intervient alors que le Liban observait déjà, depuis plus de deux décennies, un moratoire de fait sur les exécutions.La dernière exécution dans le pays remonte à 2004. Depuis, plusieurs condamnés à mort étaient toujours concernés par cette peine, sans toutefois que les autorités libanaises ne procèdent à de nouvelles exécutions.Avec le vote du Parlement, Beyrouth franchit donc un nouveau cap en inscrivant officiellement l’abolition de la peine capitale dans son droit.

Les organisations de défense des droits humains saluent le vote

La décision a également été saluée par les organisations internationales de défense des droits humains. Ramzi Kaiss, chercheur au sein de Human Rights Watch, a qualifié le vote d’« étape monumentale » pour les droits humains au Liban. Il considère cette réforme comme une rupture avec une peine qu’il juge cruelle et arbitraire.

L’abolition de la peine de mort s’inscrit par ailleurs dans une session parlementaire consacrée à plusieurs réformes législatives. Les députés examinent notamment un projet d’amnistie générale, un texte régulièrement évoqué au Liban depuis plusieurs années.

Une réforme aux implications régionales

Au-delà du cadre strictement national, l’abolition de la peine de mort par le Liban pourrait également avoir une portée symbolique importante dans la région.

Cette décision intervient dans un Moyen-Orient où la peine capitale reste encore appliquée dans plusieurs pays. Pour ses défenseurs, le vote du Parlement libanais constitue ainsi un signal en faveur du renforcement des droits humains et de la protection de la dignité des personnes condamnées.

Le Liban devient ainsi le premier pays de la région à franchir officiellement le pas de l’abolition de la peine capitale.

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