La Haute Cour de justice d’Abuja a invalidé la candidature de l’ancien vice-président nigérian Atiku Abubakar à l’élection présidentielle du 16 janvier 2027. Cette décision intervient au lendemain du lancement de sa campagne électorale. Elle découle d’un conflit interne au Congrès démocratique africain (ADC), qui l’a désigné comme candidat. Face à ce revers, l’opposant annonce un recours, tandis que son parti dénonce une manœuvre politique.
Un conflit interne compromet la candidature de l’opposant
Atiku Abubakar a lancé sa campagne électorale devant des milliers de sympathisants. Pourtant, dès le lendemain, la justice a remis en cause sa participation au scrutin présidentiel.
En effet, la Haute Cour de justice d’Abuja a annulé plusieurs décisions prises par David Mark, président du Congrès démocratique africain (ADC). Parmi ces décisions figure notamment la désignation d’Atiku Abubakar comme candidat du parti à la présidentielle.
Cette décision intervient alors que des rivalités internes et plusieurs procédures judiciaires fragilisent l’organisation de la formation d’opposition.
L’ADC accuse le pouvoir d’orchestrer une manœuvre politique
À la suite de cette décision, l’ADC a dénoncé une « tentative calculée visant à affaiblir » le parti dans un communiqué publié sur le réseau social X, jeudi 5 novembre.
De son côté, Peter Obi, autre figure de l’opposition et adversaire du président sortant Bola Ahmed Tinubu, soutient ces accusations. Selon lui, le parti au pouvoir orchestre les tensions qui secouent actuellement l’ADC.
Toutefois, la présidence nigériane rejette fermement ces allégations. Un porte-parole de l’institution, cité par l’AFP, affirme que le Congrès des progressistes (APC) n’est « absolument pas impliqué » dans cette affaire.
Un recours pour tenter de sauver sa candidature
Face à ce revers judiciaire, le camp d’Atiku Abubakar a annoncé son intention de faire appel. L’opposant espère ainsi obtenir l’annulation de la décision et préserver ses chances de participer au scrutin.
Cependant, le calendrier électoral complique cette démarche. Les procédures pourraient se prolonger et empêcher la justice de rendre une décision définitive avant la présidentielle du 16 janvier 2027.
Ainsi, cette bataille judiciaire accentue les divisions au sein de l’opposition nigériane, qui cherche à unir ses forces pour affronter le président sortant Bola Ahmed Tinubu.
