Les sept candidats en lice pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies ont tous essuyé au moins un vote négatif d’un membre permanent du Conseil de sécurité, lors d’un scrutin indicatif organisé le vendredi 16 octobre. Ce résultat pourrait ouvrir la voie à de nouvelles candidatures, alors que l’organisation prépare le renouvellement de son plus haut responsable.
Rebeca Grynspan en tête malgré les oppositions
Quatre femmes et trois hommes ambitionnent de succéder au Portugais António Guterres, âgé de 77 ans, dont le deuxième mandat de cinq ans s’achèvera le 31 décembre 2026.
La Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, ancienne dirigeante de l’agence de l’ONU pour le commerce et le développement (Cnuced), arrive en tête du scrutin indicatif. Elle a obtenu neuf mentions « encourage », mais également cinq mentions « décourage », dont deux attribuées par des membres permanents, ainsi qu’une mention « sans opinion ».
L’Argentin Rafael Grossi, 65 ans, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), arrive en deuxième position avec huit mentions favorables, six défavorables, dont deux provenant de membres permanents, et une sans opinion.
Lors de ce vote, les quinze membres du Conseil de sécurité ont évalué anonymement chaque candidat à l’aide de trois mentions : « encourage », « décourage » et « sans opinion ». Pour la première fois, les votes des cinq membres permanents ont été distingués par un code couleur.
Une succession dans un contexte de crise
La désignation du prochain secrétaire général intervient dans une période difficile pour les Nations unies. L’organisation doit faire face à la multiplication des conflits armés, aux divisions persistantes entre les grandes puissances et à d’importantes difficultés financières.
Le Conseil de sécurité devra poursuivre ses consultations avant de recommander un candidat à l’Assemblée générale, qui procédera à sa nomination. Le résultat du vote indicatif ne préjuge donc pas de l’issue finale, mais il souligne les obstacles diplomatiques auxquels les candidats devront faire face pour obtenir le soutien nécessaire.
