Un rendez-vous décisif devant l’Assemblée générale
Ce 22 avril 2026, Macky Sall participe à un dialogue interactif public organisé par la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies. Pendant plusieurs heures, il expose sa vision sur les grandes priorités mondiales : paix, sécurité, droits humains et développement. Il clôt ainsi la série d’auditions, après Michelle Bachelet, Rafael Mariano Grossi et Rebeca Grynspan.
Une candidature portée hors du Sénégal
Le Burundi, qui assure la présidence de l’Union africaine, dépose officiellement la candidature de Macky Sall le 2 mars 2026. Malgré cette investiture, les autorités sénégalaises, dirigées par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, n’apportent pas encore leur soutien. Des organisations de défense des droits humains contestent également cette candidature en raison du bilan de l’ancien chef d’État.
Dakar face à un choix stratégique
Le Sénégal doit trancher entre soutenir ou non son ancien président. En refusant de l’appuyer, il risque de voir Macky Sall accéder au poste sans son aval. En revanche, un soutien officiel comporte aussi des risques, notamment après l’échec de la candidature de Amadou Hott à la tête de la Banque africaine de développement en 2025.
Le jeu complexe des grandes puissances
Pour espérer diriger l’ONU, Macky Sall doit obtenir l’adhésion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Il bénéficie d’un soutien présumé de la France, liée par une relation étroite entre lui et Emmanuel Macron. Il peut aussi compter sur ses relations diplomatiques avec Vladimir Poutine et Xi Jinping, tandis que les positions des États-Unis et du Royaume-Uni restent incertaines.
Une compétition ouverte au Sud global
Plusieurs facteurs renforcent la position de Macky Sall. Le Chili retire son soutien à Michelle Bachelet, et la candidate des Maldives se retire également, réduisant la concurrence. Grâce à son ancrage africain, francophone et arabo-musulman, l’ancien président sénégalais élargit sa base de soutien dans le Sud global.
Une expérience politique et diplomatique mise en avant
Macky Sall met en avant son expérience à la tête du Sénégal entre 2012 et 2024, ainsi que ses fonctions à la présidence de la CEDEAO et de l’Union africaine. Il souligne également son rôle dans la gestion de crises majeures, notamment la pandémie de Covid-19 et les tensions politiques internes. Depuis son départ du pouvoir, il renforce son profil international en dirigeant le Global Center on Adaptation.
Un moment de vérité pour la diplomatie sénégalaise
L’audition de Macky Sall constitue un test décisif pour sa candidature et pour le rayonnement international du Sénégal. S’il parvient à convaincre le Conseil de sécurité puis l’Assemblée générale des Nations unies, il pourrait redonner au pays une place de premier plan sur la scène diplomatique mondiale.
