Le Conseil de sécurité de l’ONU organise ce vendredi un nouveau vote indicatif pour départager les candidats au poste de Secrétaire général. Arrivé cinquième lors du premier scrutin, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit désormais inverser la tendance.
Un nouveau vote à huis clos
Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies se réunit ce vendredi pour un nouveau vote indicatif. Les quinze membres de l’instance examineront ainsi la popularité des huit candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres.
Comme lors du premier scrutin, le vote se déroulera à huis clos. Chaque membre du Conseil attribuera anonymement à chaque candidat l’une des trois mentions : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ».
Ce mécanisme informel, appelé « straw poll », permet de mesurer les rapports de force. Il sert également à identifier les candidatures susceptibles de recueillir un soutien suffisant.
Macky Sall face à un défi diplomatique
Pour Macky Sall, ce deuxième scrutin revêt une importance particulière. L’ancien président sénégalais avait été désavoué lors du premier vote organisé le 30 juillet 2026.
Il avait alors obtenu six voix d’encouragement, contre sept voix de découragement et deux « sans opinion ». Il s’était ainsi classé cinquième parmi les candidats en lice.
Depuis ce premier revers, Macky Sall a intensifié ses démarches diplomatiques. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que cette offensive pourrait ne pas suffire à inverser la tendance.
Rebeca Grynspan en position de favorite
À l’issue du premier vote, la Costaricienne Rebeca Grynspan s’est imposée comme la principale favorite. L’actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a obtenu dix voix d’encouragement.
Elle n’a recueilli qu’une seule voix de découragement, tandis que quatre membres se sont déclarés « sans opinion ».
La Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett occupe la deuxième position. Elle a obtenu neuf voix d’encouragement, deux de découragement et quatre « sans opinion ».
L’Argentin Rafael Grossi complète le podium. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a recueilli sept encouragements, deux découragements et six « sans opinion ».
Une étape avant la décision finale
Le vote indicatif ne constitue toutefois pas une décision définitive. Il doit surtout permettre au Conseil de sécurité de dégager un candidat susceptible d’obtenir le soutien nécessaire.
Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un prétendant doit notamment recueillir au moins neuf voix au Conseil de sécurité. Il ne doit également faire face à aucun veto de l’un des cinq membres permanents : la France, les États-Unis, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni.
Le nouveau scrutin pourrait donc rebattre les cartes. Pour Macky Sall, l’enjeu consiste désormais à transformer ses efforts diplomatiques en soutiens concrets.

