La finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0), continue de faire couler beaucoup d’encre. Au cœur des débats, la désormais célèbre « affaire des serviettes », ravivée par les propos controversés du président de la commission des arbitres de la CAF, qui ont suscité incompréhension et indignation.

Une finale sous haute tension

Au-delà du résultat sportif, la finale a été marquée par plusieurs incidents regrettables. Des altercations entre supporters sénégalais et stadiers marocains, suivies de la décision des Lions de la Teranga de quitter momentanément la pelouse pour protester contre des décisions arbitrales jugées litigieuses, ont contribué à alourdir le climat.

Cependant, c’est surtout l’épisode lié à l’utilisation des serviettes des gardiens qui a cristallisé les tensions et nourri la polémique après le match.

Des précédents déjà controversés

Avant même la finale, la question avait déjà suscité des interrogations. Lors du match face au Nigeria, des stadiers marocains s’étaient emparés à deux reprises de la serviette du gardien nigérian Stanley Nwabali, sans que cela ne provoque de réaction officielle notable.

En finale, la situation a pris une dimension bien plus grave.

Des scènes choquantes en pleine finale

Alors qu’Édouard Mendy utilisait sa serviette, plusieurs stadiers ont tenté de la lui retirer. Dans la confusion, Yehvann Diouf, venu défendre son coéquipier, a été poursuivi puis violemment projeté au sol dans la surface de réparation, en plein match, dans le but d’empêcher l’usage de l’objet.

Ces images ont profondément choqué, d’autant plus qu’Ismaël Saibari aurait, lui aussi, tenté de s’emparer de la serviette du gardien de l’OGC Nice, aggravant encore la controverse.

Des propos qui enflamment la polémique

Face à l’ampleur de la contestation, la prise de parole du président de la commission des arbitres de la CAF, Olivier Safari, n’a fait qu’accentuer la tension. Intervenant sur Canal+ Afrique, le responsable a tenu des propos largement interprétés comme favorables à l’organisation marocaine et à charge contre le Sénégal.

« C’est un problème que l’organisateur doit prendre en considération dans les compétitions à venir. La serviette n’est pas un équipement d’un joueur ou d’un gardien. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, cela doit se faire de manière très sportive et avec davantage de fair-play. Dès lors qu’il commence à crier ou à influencer le jeu, je pense que cette serviette doit être tenue éloignée de l’aire de jeu », a-t-il déclaré.

Un malaise persistant autour de l’arbitrage

Ces déclarations ont ravivé les critiques sur la gestion arbitrale et organisationnelle de la finale, plusieurs observateurs estimant qu’elles minimisent la gravité des faits reprochés aux stadiers tout en pointant la responsabilité des Lions.

Alors que la CAN 2025 devait célébrer le football africain, cette controverse laisse planer un malaise durable sur la gouvernance de la compétition et sur la nécessité, pour la CAF, de clarifier les règles et les responsabilités afin d’éviter de tels débordements à l’avenir.

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