Le dossier instruit par le Pool judiciaire financier (PJF) entre Tabaski Ngom et Moustapha Diop s’oriente vers une confrontation directe, qualifiée de « explosive » par le quotidien L’Observateur.
Les deux protagonistes, actuellement placés sous mandat de dépôt, sont poursuivis dans une affaire de détournement présumé de plus de 700 millions de FCFA.
Deux versions totalement opposées
Le cœur du dossier repose sur une opposition frontale :
- Tabaski Ngom, ancienne comptable, reconnaît les faits mais affirme avoir agi sous influence.
Elle se présente comme « l’instrument » d’un système dont Moustapha Diop serait « l’architecte ».
Elle soutient notamment avoir remis une partie des fonds à l’ex-ministre pour financer une campagne politique. - Moustapha Diop, ancien ministre, rejette catégoriquement ces accusations.
Sa défense conteste l’authenticité des preuves, notamment une décharge présentée par la partie adverse.
Une bataille autour des preuves
Le dossier prend désormais la forme d’une guerre de crédibilité :
- Validité des documents produits
- Traçabilité des flux financiers
- Responsabilité réelle dans le circuit des fonds
Chaque camp tente d’imposer sa lecture des faits.
Une confrontation jugée inévitable
Les avocats de Tabaski Ngom se disent favorables à une confrontation, qu’ils considèrent comme une étape clé pour établir la vérité. De leur côté, les conseils de Moustapha Diop restent sur une ligne de défense ferme, dénonçant des accusations infondées.
Enjeu du dossier
Au-delà des personnes impliquées, cette affaire soulève des questions majeures :
- Gouvernance financière
- Responsabilité hiérarchique dans l’administration
- Utilisation de fonds publics à des fins politiques
La confrontation attendue pourrait être un tournant décisif dans la manifestation de la vérité judiciaire.
