Une cinquantaine de civils auraient été enlevés ce week-end dans le village de Kilibо, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. La société civile locale attribue cette nouvelle attaque aux ADF et appelle les autorités congolaises à agir.

La situation sécuritaire continue de se dégrader dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Une cinquantaine de civils auraient été enlevés ce week-end dans le village de Kilibo, en province de l’Ituri.

Selon l’organisation de la société civile Protection plus, les victimes sont principalement des agriculteurs. Les ADF les auraient pris en otage lors d’une incursion dans la zone des champs, en chefferie des Babila-Babombi.

La société civile hausse le ton

Cet enlèvement intervient dans un contexte de forte tension à Mambasa. La société civile du territoire avait récemment appelé les habitants à suspendre le paiement des taxes pendant six mois.

Par cette décision, les acteurs locaux souhaitent pousser le gouvernement congolais à renforcer les mesures de sécurité. Ils réclament notamment des actions concrètes pour mettre fin aux massacres et aux enlèvements attribués aux ADF.

John Vuleveryo Musombolwa, coordonnateur de Protection plus, dénonce une situation devenue insupportable.

« Nous sommes tellement indignés et trop en colère face à la dégradation continue de la situation sécuritaire », déplore-t-il. Selon lui, les massacres et les enlèvements se multiplient dans plusieurs zones du territoire.

La population plongée dans la peur

La société civile affirme également que plusieurs autres incidents ont été signalés dans la région.

À Bandisendé, cinq civils auraient notamment été égorgés. Par ailleurs, une cinquantaine d’agriculteurs seraient toujours retenus en otage.

« Est-ce que les autorités mesurent vraiment la peur qui s’installe dans le cœur des citoyens ? », s’interroge John Vuleveryo Musombolwa.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités à intervenir rapidement. Elle estime que la population de Mambasa doit bénéficier d’une meilleure protection contre les attaques des groupes armés.

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