Madrid, 13 jan – Xabi Alonso ne dirigera plus le Real Madrid après seulement huit mois sur le banc. Le club espagnol a mis fin à son mandat lundi, au lendemain de la défaite 3-2 en Supercoupe d’Espagne contre le FC Barcelone en Arabie saoudite.
Arrivé fin mai 2025, Alonso avait pour ambition de reconstruire une grande équipe capable de rivaliser avec les meilleurs clubs européens et de rejoindre ses prédécesseurs Carlo Ancelotti et Zinédine Zidane dans le panthéon merengue. Mais les blessures fréquentes et l’irrégularité de ses joueurs ont compromis son projet collectif, et la Maison Blanche n’a pas toléré ce cinquième revers de la saison.
Malgré tout, le Real Madrid reste deuxième de Liga, à quatre points du Barça, et bien positionné pour finir dans le Top-8 de la phase de groupes de la Ligue des champions, garantissant une qualification directe pour les huitièmes de finale.
Kylian Mbappé, suivi par 129 millions de personnes sur Instagram, a salué Alonso : « C’était un plaisir de jouer pour toi et d’apprendre à tes côtés. Merci pour ta confiance depuis le premier jour. Bonne chance pour la suite de ta carrière. »
Une révolution tactique inachevée
La révolution tactique qu’Alonso voulait imposer lors du Mondial des clubs aux États-Unis n’a jamais réellement pris forme. Après des débuts prometteurs (13 victoires sur 14 matchs), le Real a montré un collectif sans identité de jeu, loin du style “Rock’n’Roll” et de la méritocratie que le technicien espagnol voulait instaurer.
Même les cinq succès consécutifs après la défaite contre Manchester City n’ont pas suffi à stabiliser l’équipe, et Alonso n’a pu surmonter l’impasse d’un vestiaire de stars aux égos puissants, habitué à la méthode douce et au style paternaliste de Carlo Ancelotti.
Le quotidien Marca avait prévenu dès décembre : « Xabi Alonso tombera tôt ou tard, mais l’échec sera surtout celui du Real Madrid, à cause d’un vestiaire vicié et trop confortable. »
Arbeloa nommé entraîneur par intérim
Sans entraîneur de renom disponible sur le marché, le Real Madrid a choisi une solution interne en nommant Alvaro Arbeloa, ex-coéquipier d’Alonso et champion du monde 2010, actuellement à la tête de la réserve. Le choix d’Arbeloa écarte Zidane, pressenti pour devenir sélectionneur de l’équipe de France après la Coupe du monde 2026, et Jurgen Klopp, directeur du football mondial pour le groupe Red Bull.
Le latéral droit retraité de 42 ans devra relancer l’équipe et éviter une deuxième saison consécutive sans titre majeur, malgré les performances individuelles remarquables de Mbappé, auteur de 29 buts en 25 rencontres.
