Un an après le départ des forces françaises du Sénégal, les anciens employés des bases militaires françaises tirent la sonnette d’alarme. Réunis en conférence de presse, ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de vie et appellent les autorités à ouvrir un cadre de concertation pour répondre à leurs difficultés sociales.
Les ex-travailleurs dénoncent leur précarité
Le collectif des ex-travailleurs des bases militaires françaises au Sénégal a interpellé, mardi, les autorités sénégalaises sur les conséquences sociales du retrait des installations militaires françaises.
Lors d’une conférence de presse, ses membres ont affirmé que la fermeture des bases les avait plongés dans une situation de grande précarité. Ils estiment avoir été laissés sans accompagnement depuis la perte de leur emploi.
« Nous refusons que notre silence soit interprété comme de la résignation. Nous refusons que notre patience soit interprétée comme de l’indifférence. Nous refusons que notre dignité soit sacrifiée sur l’autel des grandes décisions stratégiques », a déclaré le président du collectif, Mathieu Sagna.
Des difficultés sociales qui s’aggravent
Selon le collectif, les conséquences du retrait des bases affectent désormais de nombreuses familles.
Plusieurs anciens employés affirment avoir perdu leur couverture médicale. D’autres peinent à assurer la scolarité de leurs enfants ou à payer leur loyer.
Le collectif indique également que certains membres sont menacés d’expulsion, tandis que d’autres subissent les relances des banques pour rembourser des crédits contractés lorsqu’ils disposaient encore d’un emploi stable.
Un appel au dialogue et à la reconversion
Face à cette situation, les ex-travailleurs demandent aux autorités de reconnaître les services qu’ils ont rendus au sein des bases militaires françaises.
Ils réclament également le respect de leurs droits, l’ouverture d’un cadre de concertation associant l’État et les différentes parties concernées, ainsi que des mesures d’accompagnement pour faciliter leur reconversion professionnelle et restaurer leur dignité.
Pape Djibril Fall appelle à une réponse rapide
Présent à cette rencontre, le député Pape Djibril Fall a exprimé son soutien au collectif.
Il a invité le président de la République à prendre des mesures en faveur de ces anciens travailleurs et de leurs familles.
Selon le parlementaire, leur situation sociale exige une réponse rapide des pouvoirs publics afin d’éviter une aggravation de leur précarité.

