La Russie affirme avoir subi, dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque d’environ 600 drones ukrainiens, l’une des plus importantes depuis le déclenchement de la guerre en février 2022. Selon le ministère russe de la Défense, la défense antiaérienne a intercepté 556 drones entre 22h et 7h, puis 30 autres entre 7h et 9h, heure locale.

Ces interceptions ont touché 14 régions russes, ainsi que la Crimée annexée et les zones maritimes de la mer Noire et de la mer d’Azov, selon les autorités de Moscou.

Des victimes et des dégâts aux portes de la capitale russe

Dans la région située au nord de Moscou, la chute de débris d’un drone a tué une femme et détruit sa maison. Plus loin, deux hommes ont également perdu la vie après la chute des restes d’un drone neutralisé sur une habitation en construction.

Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a signalé plusieurs blessés, dont quatre personnes touchées lors d’attaques visant des infrastructures et plusieurs habitations endommagées.

Moscou directement touchée malgré une défense renforcée

Dans la capitale russe, les autorités ont intercepté plus de 80 drones. Une attaque a également fait 12 blessés, principalement des ouvriers travaillant sur un chantier proche d’une raffinerie, selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.

Il a précisé que la raffinerie avait maintenu sa production, bien que les débris aient endommagé trois immeubles résidentiels.

Une escalade sur fond de représailles entre Kiev et Moscou

Cette attaque survient quelques jours après des frappes russes meurtrières sur Kiev, ayant causé la mort d’au moins 24 personnes, dont des enfants, et fait une cinquantaine de blessés.

De son côté, l’Ukraine affirme cibler des infrastructures militaires et énergétiques russes, dans le but d’affaiblir la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.Les attaques de grande ampleur touchent habituellement moins Moscou et sa région, situées à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l’Ukraine avait pleinement le droit de frapper des installations pétrolières et militaires russes en réponse aux bombardements.

Une situation diplomatique toujours bloquée

Les tentatives de médiation pour mettre fin au conflit restent sans résultat concret. Une brève trêve de trois jours avait permis une accalmie lors des commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Russie, avant la reprise des hostilités dès son expiration.

Les combats et les frappes se poursuivent ainsi dans un contexte d’escalade militaire persistante, sans avancée diplomatique significative à ce stade.

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