Le collectif citoyen « Fatali, Rappel » dénonce ce qu’il considère comme un effacement du rôle de l’ancien président Macky Sall dans plusieurs projets structurants réalisés sous son magistère. Dans un communiqué, il appelle les autorités actuelles à renouer avec une tradition de reconnaissance des prédécesseurs au nom de la continuité de l’État et de la « bienséance républicaine ».

Le collectif pointe plusieurs cérémonies officielles

Le collectif Fatali estime que les autorités publiques négligent de plus en plus la reconnaissance du travail accompli par les précédents gouvernements lors du lancement ou de la mise en service de grands projets.

Pour appuyer son argumentaire, l’organisation cite plusieurs réalisations récentes, notamment le BRT, le projet de mobilisation des ressources en eau de la Nianija Bolong, l’ouverture partielle de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane ainsi que l’autoroute Mbour-Kaolack.

Selon le collectif, les autorités n’ont pas mentionné le nom de Macky Sall lors de ces différentes cérémonies, alors qu’il considère l’ancien chef de l’État comme l’initiateur de ces projets.

Une tradition républicaine à préserver

Au-delà du cas de Macky Sall, Fatali défend une pratique qu’il présente comme une tradition républicaine sénégalaise. Le collectif rappelle ainsi que les présidents qui se sont succédé, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, ont traditionnellement reconnu le travail de leurs prédécesseurs.

Pour les membres de l’organisation, cette reconnaissance ne constitue ni une démarche partisane ni un acte de complaisance. Elle représente plutôt, selon eux, une manière de préserver la continuité de l’État et la mémoire institutionnelle.

« Cette reconnaissance ne relève ni de la complaisance ni d’un quelconque soutien partisan », souligne le collectif, qui y voit avant tout une marque de respect envers les institutions et leurs anciens responsables.

Un appel à Bassirou Diomaye Faye

Face à ce qu’il considère comme un recul de cette pratique, le collectif Fatali appelle directement le président Bassirou Diomaye Faye ainsi que les autres autorités publiques à rétablir cette tradition dans les cérémonies officielles.

L’organisation estime en effet que la reconnaissance du travail des prédécesseurs contribue à renforcer la stabilité institutionnelle et à préserver la continuité de l’action publique, au-delà des alternances politiques.

Enfin, le collectif rappelle que le Sénégal s’est longtemps distingué par la solidité de ses institutions et par une certaine élégance dans la gestion des transitions politiques. Pour Fatali, préserver cette culture républicaine revient donc à protéger un héritage qui participe à l’image et au fonctionnement démocratique du pays.

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