À Rabat, le choc entre le FAR et le Raja Casablanca a dégénéré en scènes de violence au Stade Moulay Abdallah, déjà au cœur de la polémique après la finale de la CAN 2025. Entre dégradations, affrontements et interpellations limitées, les incidents soulèvent de nombreuses interrogations sur la gestion sécuritaire.
Une affiche de prestige qui bascule dans le chaos
Le match très attendu entre le FAR et le Raja Casablanca a rapidement perdu son caractère sportif pour sombrer dans la violence. Des groupes de supporters ont échangé des jets de projectiles, déclenchant une escalade d’incidents au sein du Stade Moulay Abdallah.
Très vite, la situation a échappé au contrôle des forces de sécurité. Des supporters surexcités ont envahi certaines zones du stade avant de s’en prendre aux installations. La tribune de presse a notamment subi d’importants dégâts matériels.
Des débordements jusque hors de l’enceinte
Par ailleurs, les violences ne se sont pas limitées à l’intérieur du stade. À l’extérieur, plusieurs dizaines de véhicules ont été vandalisées, aggravant le bilan de cette soirée chaotique.
Ces actes de destruction illustrent l’ampleur des débordements et la difficulté des autorités à contenir la situation, malgré un dispositif de surveillance conséquent.
Un contraste frappant avec la finale de la CAN 2025
En effet, ces incidents interviennent dans un stade déjà controversé après la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc (1-0). À cette occasion, 18 supporters sénégalais avaient été arrêtés puis incarcérés.
Or, malgré la présence de centaines de caméras de surveillance lors du match FAR–Raja, les autorités n’ont procédé, pour l’heure, qu’à 13 arrestations. Ce chiffre apparaît en net décalage avec les interpellations enregistrées lors de la finale continentale.
Une gestion sécuritaire questionnée
Ainsi, la comparaison entre ces deux événements relance le débat sur l’équité et l’efficacité des dispositifs sécuritaires. Alors que les images de dégradations circulent largement, l’opinion publique s’interroge sur les suites judiciaires et les responsabilités engagées.
En définitive, ces violences portent un nouveau coup à l’image du football marocain et rappellent l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de gestion des foules dans les grandes enceintes sportives.

