Malgré un contexte marqué par les débats autour de l’endettement public, le Sénégal engage une vaste offensive d’investissements à travers le Plan de Redressement Économique et Social (PRES), considéré comme l’un des principaux leviers de relance économique du pays.
Dans le cadre de la Loi de Finances Initiale 2026, une enveloppe globale de 633 milliards de francs CFA a été mobilisée pour financer 44 projets stratégiques prioritaires destinés à accélérer la transformation économique et sociale nationale.
Porté par le gouvernement sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, ce programme ambitionne de poser les bases d’un nouveau cycle de modernisation à travers plusieurs secteurs clés.
Les chantiers ciblés concernent notamment :
- les infrastructures ;
- les transports ;
- l’énergie ;
- l’agriculture ;
- l’emploi des jeunes ;
- la santé ;
- l’éducation ;
- la transformation industrielle ;
- ainsi que le développement territorial.
Selon les autorités, ces investissements doivent permettre de renforcer la souveraineté économique du pays, stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie des populations.
Le gouvernement défend également une stratégie axée sur des projets à fort impact économique et social, capables de générer des emplois et d’accroître la compétitivité nationale.
Toutefois, cette dynamique suscite également des interrogations sur le niveau d’endettement du pays et la soutenabilité des financements mobilisés. Des économistes et observateurs appellent ainsi à une gestion rigoureuse des ressources publiques afin de garantir l’efficacité des investissements et d’éviter une pression excessive sur les finances de l’État.
Pour l’exécutif, le PRES représente néanmoins un choix stratégique assumé : investir massivement aujourd’hui pour accélérer la transformation structurelle du Sénégal et préparer les bases d’une croissance durable dans les prochaines années. 🇸🇳📈
